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Aokas : Le mouvement associatif soutient la police

Sitôt la période réelle des vacances terminée et voilà que les animateurs des associations de quartier se rencontrent pour pondre une déclaration dans laquelle ils dénoncent le comportement de certains citoyens qu’ils qualifient de nouveaux imposteurs et interpellent les pouvoirs publics quant à leur responsabilité engagée par rapport aux doléances de la population restées en grande partie insatisfaites.

En déclarant que les autorités sont largement informées des revendications des citoyens sans qu’elles ne daignent les prendre en charge, les Associations reprochent à ces responsables d’avoir ainsi laissé le champ libre à un groupe de citoyens de se livrer à un chantage odieux et de demander le départ d’un responsable au moment où celui-ci, s’attelait à mener des actions d’ordre et de salubrité publiques.

Par ces allégations, le mouvement associatif veut-il témoigner son soutien à la nouvelle responsable de sûreté de daïra ?

Il n’y a aucun doute, du moment que dans la même déclaration, il est mentionné noir sur blanc que des actions ont été menées dernièrement pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat et que le mouvement citoyen ne peut être que du côté des initiateurs de ce type d’actions (ceci pour la partie police) ; tout en critiquant l’attitude des autorités (pour la partie daïra et APC) qui ont trouvé en “ces fauteurs de troubles” des interlocuteur alors que les animateurs du mouvement associatif éprouvent toutes les peines du monde pour se faire entendre.

En conclusion de leur déclaration, les signataires rappellent que la situation délétère durant la saison estivale, marquée par la démission totale des élus, a été aggravée par la gestion catastrophique de l’AEP par l’Algérienne des eaux, l’accord d’autorisation pour des constructions illicites et l’érection de semblant de commerces sans oublier le fait que la localité s’affiche, selon ces derniers, aux yeux des visiteurs comme un compendium des sept péchés originels.

Il est utile de rappeler que le cheval de bataille des associations a tout le temps été le fléau de la prostitution qu’elles ont commencé à combattre depuis une année, en multipliant les affichages à la population, les réunions avec les autorités locales ainsi que l’organisation d’une marche pacifique.

La prostitution reste l’un des fléaux les plus importants aux côtés de la drogue qui guette la jeunesse en Algérie et pas seulement à Aokas.

A. Gana

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