Même si les incendies ont épargné les alentours immédiats de Michelet, leurs désagréments n’ont pas pour autant épargné la région. Jeudi dernier, ce sont les maquis d’Aït Sidi Ahmed et d’Aguemoun Izem qui étaient la proie des flammes, durant la matinée. Le feu n’ayant plus rien à embraser, poussé par le vent a gagné le versant nord d’Aït Agwacha, déversant un nuage de fumées et de cendres sur plusieurs kilomètres à la ronde, atteignant les villages situés à l’ouest de la ville. Ce n’est pas la première fois que ce territoire situé entre la commune de Ain El Hammam et celle d’Ait Agwacha est la proie des flammes. La végétation recule d’année en année au point où il est rare de trouver une once de verdure sur ce tronçon d’une dizaine de kilomètres. De ces forêts de chênes vert et de chêne liège, il ne reste plus qu’un terrain nu, parsemé de rocailles. Le feu qui s’y déclare, périodiquement, a achevé de détruire même les broussailles. Les quelques arbustes qui donnaient l’impression de régénérer une partie de la forêt, viennent d’être consumés, à leur tour. D’Aguemoun Izem à Aït Sidi Ahmed, la terre est devenue aride. Ainsi, les températures, prévues à la hausse par la météo, ont été exacerbées par ces incendies. Jeudi dernier, Il était difficile de s’aventurer dehors, avant l’heure du ftour. La chaleur était telle que les gens se faisaient, rares dehors. La ville si animée, durant la matinée était désertée, l’après-midi. Après une brève période de fraîcheur, ponctuée par des pluies, durant la semaine dernière, la canicule revient à la charge rendant le carême, plus dur encore.
A. O. T.
