Aïn El Hammam : Les chardons envahissent les cités

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En guise de parterres fleuris, les habitants des deux principales cités d’habitations de la ville de Aïn El Hammam, ont droit à des bouquets de chardons sauvages.

Que ce soit à Sidi Ali Ouyahia ou à Akkar, c’est le même décor, fait de poussière et d’ordures ménagères, qui domine. La route menant à la cité Akkar nous donne un aperçu de l’état des lieux que nous allons découvrir.

L’endroit est plus désert que jamais. Des immeubles, des masses de bétons aux couleurs ternes, semblent griller sous le soleil. Les locataires s’en prémunissent avec des bâches de fortunes accrochées aux balcons. En bas les rues sont parsemées de détritus. Les bidons destinés à les recueillir débordent. Les sachets sont traînés par les chiens errants tout le long des allées. Il est difficile dans ces conditions de laisser sortir les enfants patauger dans ces foyers de microbes.

En dehors des chardons sauvages, aucune plante verte, ni encore moins, aucun arbre sur tout le territoire de la cité ne vient faire face à l’aridité ambiante.

Tout est désertique. Sans l’imposant Djurdjura qui trône, en face, on aurait de la peine à se croire en pleine montagne. La poussière soulevée par les voitures a pris le relais de la boue hivernale. Elle se dépose sur les rebords des fenêtres et donne une autre couleur, aux murs défraîchis.

La vie à la cité se limite à celle d’ »un restaurant hôtel ». Les cités d’habitation de certaines villes des Hauts Plateaux possèdent plus de verdure et sont autrement plus vivables que les quartiers de Aïn El Hammam. Cent soixante familles « croupissent » dans ce « centre de regroupement ».

Quant aux locataires, ils devraient adopter un autre comportement face à cette situation. Ils devraient, peut-être, initier des actions de volontariat pour améliorer leur cadre de vie.

A.O.T.

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