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Saharidj : Un incendie ravage les hauteurs d’Iwakouren

Après une accalmie qui aurait duré un peu plus de 10 jours, les départs d’incendies se manifestent de nouveau et de façon plutôt spectaculaire.

Ce mercredi, le territoire forestier du Aarch Iwakouren, dans la commune de Saharidj, a été la proie d’un immense incendie celui ci est vite devenu ingérable en se propageant de manière fulgurante dans tous les sens, en raison d’abord, du lieu où s’est déclaré le feu en haute montagne soumis à des vents violents et permanents, le facteur aggravant, ensuite c’est la composition du tissu végétal composé de fougères sèches sous forme de tapis qui recouvre l’ensemble des parcours de pâturages hautement inflammables ainsi que toutes espèces d’herbes sèches de buissons et de ronces.

La vitesse des flammes était telle qu’en moins d’une heure, elles ont parcouru déjà plusieurs milliers d’hectares forestiers qu’elles ont complètement dévasté ; ni les pompiers ni les forestiers ni encore moins les agriculteurs d’Iwakouren qui ont dès l’apparition des premières flammes accourus sur les lieux n’ont pu rien faire.

Il ont suivi, impuissants, l’évolution des flammes qu’ont pris d’heure en heure des proportions effrayantes.

Il a fallu attendre la tombée de la nuit et le rafraîchissement de l’atmosphère pour pouvoir approcher les flammes et les combattre, malheureusement elles ont commis entre-temps, des dégâts considérables sur les cultures dont plusieurs vergers ont été calcinés et réduits en cendres tel des vergers de cerisiers, oliviers, figuiers, et les vignobles ; la récolte de ces deux derniers étant arrivée à maturité n’a pu être sauvée malgré des efforts soutenus et les risques insensés encourus ; une partie des légendaires vergers d’Iwakouren sont partis en fumée.

Il a fallu aux pompiers, aux forestiers et aux propriétaires des terrains combattre jusqu’au petit matin pour venir à bout de l’immense incendie, d’autant plus que les unités des sapeurs-pompiers de M’chedallah ont dû se scinder en deux, la première étant allée s’occuper du 2ème incendie qui a pris départ en même temps du côté de Takerboust (Aghvalou).

Comme pour donner la réplique, à Saharidj, on a attendu la manifestation de l’incendie d’Iwakouren pour mettre le feu aux deux décharges publiques ( nouvelle, et ancienne) aménagées en périphérie du chef-lieu de la commune, apportant un complément à l’atmosphère déjà torride et suffocante en plus les deux énormes volutés de fumée noire acariâtre en raison de la consommation de plastique, pneumatique et autres déchets, le tout hautement toxiques.

Ce qui a rendu l’air irrespirable, car ces deux colonnes de fumée noires ont été maintenues au dessus de ce gros centre urbain par des vents dominants qu’elles ont bombardés durant toute la journée du jeudi.

Au moment où dans d’autres régions, les responsables locaux s’attellent à l’arrosage des rues et ruelles pour adoucir légèrement le climat chaud et donner de la fraîcheur à l’air, à Saharidj on… enfume les citoyens (comme des furets) en allumant deux décharges publiques à la fois et cela, après que la météo n’annonce un week-end caniculaire en plein Ramadhan

Oulaid Soualah

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