L’Association Assirem Uzeka a organisé vendredi dernier, une journée de sensibilisation sur la violence à l’égard des femmes, dans son siège, situé dans la commune d’Akfadou.
Il y a eu une exposition très riche qui avait pour thème : Les droits humains et surtout la violence contre les femmes dans les quatre coins du monde. Des photos, des dépliants, des livres et autres documents propres à l’Association culturelle ont été présentés au grand public.
Nombre de personnes se sont déplacés pour voir une activité si singulière. Pour finir en beauté une conférence-débat a été animée par le journaliste Salim Ardouni et le psychologue clinicien Belkacem Chani. Les conférenciers se sont focalisés sur les violations des droits humains dans plusieurs pays de la planète, ainsi que les graves atteintes aux droits de la femme. Selon l’O.M.S (L’Organisation mondiale de la Santé ), la violence à l’égard des femmes, est un grave problème de santé publique et des droits de l’homme partout dans le monde. Les deux domaines prioritaires des activités de lutte contre la violence à l’égard des femmes sont, d’abord, la violence contre les femmes par un partenaire ou un ex-partenaire intime, qui est aussi appelée violence au foyer ou violence dans la famille. Cette catégorie englobe les violences physiques ou sexuelles, les préjudices moraux et toute une série d’attitudes contraignantes et/ou de surveillance. Puis, les violences sexuelles, qui englobent le viol et d’autres formes de relations sexuelles forcées imposées par des partenaires ou d’autres individus. Ces domaines ne s’excluent pas mutuellement : le premier est centré sur l’auteur, tandis que le second est centré sur le type de violence. » Comme on l’a relevé dans le Rapport mondial sur la violence et la santé publié dernièrement par l’O.M.S, les hommes risquent beaucoup plus d’être attaqués par un étranger ou une connaissance que par un proche…tandis que les formes de violence à l’égard des femmes sont le plus souvent imposées par le mari ou un partenaire du sexe masculin. La nature « privée » de ce genre de violence, la rend souvent invisible – soit littéralement, étant donné que tout se passe derrière des portes closes, ou réellement, étant donné que les systèmes juridiques et les normes culturelles traitent trop souvent cette violence, non pas comme un délit, mais comme une affaire de famille ou une partie normale de la vie. Cet état de choses a pour conséquence que la moitié de l’humanité est exposée à un facteur de risque pouvant avoir de graves conséquences pour la santé mais qui est souvent méconnu. Le Département de la Prévention de la violence et des traumatismes de l’O.M.S déploie, également, des activités de genre et violence à l’égard des femmes « , estime M. Ardouni. De sa part, le spécialiste de la santé mentale a exposé les causes psychologiques et psychanalytiques de la violence, qui émanent de la mauvaise éducation et du système social violent. Après un débat très chaud avec un public attentif qui se composait essentiellement de jeunes, les intervenants ont proposé des solution à ce phénomène mondial, qui sont, entre autres, le respect des pactes internationaux en matière des droits humains et spécifiquement des droits de la femme, sans omettre le travail de sensibilisation que peut mener l’école et le mouvement associatif dans le but de freiner cette » machine agressive » qui ne cesse de faire des victimes depuis la nuit des temps.
Ali Remz
