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“Le FLN s’oppose au marchandage du sang”

D’emblée, il a averti que son message sera long. Il fera alors une rétrospective sur la genèse du FLN. Ce ne fut qu’un préambule pour réitérer la nécessité de ressouder les rangs de ce parti. Trois défis ont été surmontés, selon lui par cette formation politique, à savoir l’organisation de la lutte contre l’occupant, la contribution à l’édification du pays après l’indépendance et les transformations qu’il devait opérer en son sein, lors des évènements d’octobre puis durant la decennie précédente, décennie de feu et de sang. Le processus de transformation est ponctué, a-t-il expliqué sur un ton de fierté, par une grande victoire lors du renouvellement, en 2002, des instances locales et législatives. Après ces généralités, il assènera, coup sur coup, “à ceux qui considéraient ce FLN comme un parti enterré, digne d’être mis au musée, que notre parti ne connaît aucune crise”. Dans la foulée, il rappellera ce fameux congrès du FLN (bis) qui a permis, a-t-il estimé, de gagner la confiance des militants.Moralisateur, il exhortera encore ces derniers à ressouder leurs rangs. “Votre parti ne peut conserver sa force que si vous mettez vos divergences de côté”, a-t-il noté en regardant l’assistance composée de redresseurs d’anciens partisans de Benflis, alignée derrière d’autres personnalités du FLN, et invités d’autre partis parmi les questions à débattre dans les ateliers prévus, il y a surtout celle portant sur la charte de la paix et de la réconciliation nationale. Et l’orateur précisera dans cette optique que le référendum du 29 septembre prochain s’inscrit dans la continuité de la politique de concorde civile massivement approuvée par le peuple, il y a six ans.D’une manière plutôt démagogique, il assaiera d’expliquer que le parti FLN se place au juste milieu, entre deux extrémismes. Il dira que le peuple a refusé et l’extrémisme des prophètes du mal sous couvert de l’islam — alors que cette religion est innocente — et celui de certains courants démocratiques. Et le FLN s’oppose aux plans de ceux qui s’adonnent au marchandage du sang, a-t-il résumé.De fil en aiguille, tout en expliquant, que la stabilité peu à peu retrouvée peut permettre le développement du pays, l’orateur abordera la question de la bonne gouvernance imposée par les puissances occidentales. Celle-ci implique, selon lui, plusieurs définitions. Et il faudrait s’en tenir à la définition de la bonne gouvernance qui répond le mieux à nos aptitudes et aspirations actuelles, a-t-il ajouté sommairement.Enfin, il avouera qu’il n’a pas l’intention d’empiéter lors de cette intervention sur les mission des cadres et organisations des différents ateliers. Les réflexions s’articuleront autour des thèmes de la paix et la réconciliation, les exigences nouvelles de la bonne gouvernance, les problématiques et perspectives de la décentralisation, les reformes économiques. Lors d’un point de presse, Abdelaziz Belkhadem a précisé que les responsables de l’ex-Fis sont interdits de toute activité politique, tout en louant les vertus et la charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Salim Haddou

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