Les habitants d’Ait Amar ou Ali ne digèrent toujours pas leur colère contre les ex « indus élus » de la commune de Béjaia. En effet, plusieurs représentants des villages composant ce aârch se sont réunis le 19 du mois en cours, en assemblée générale pour dénoncer « l’autorisation accordée par l’APC de Béjaia pour l’installation d’une caserne de la garde communale au sein de l’école primaire Tizi N’Tziri », nous dira un des délégués d’Ait Amar Ou Ali. Et si la population concernée ne s’oppose pas à l’installation d’une garde communale, elle trouve toutefois qu’il est « inconséquent d’utiliser une école, lieu du savoir et de la science pour en faire une caserne », nous dira un autre délégué. Par ailleurs, ce qui révolte les habitants des villages concernés c’est » la malhonnêteté » avec laquelle se sont distingués les ex-« indus élus » de Béjaia, notamment les membres de l’éxécutif qui ont été sollicités par une délégation du aârch d’Ait Amar Ou Ali, au moment où l’école a été fermée pour manque d’effectifs, afin de « la mettre à la disposition de notre association qui mettra en place un cadre culturel essentiel pour un épanouissement sain des nombreux jeunes des villages et aussi la création d’ateliers en faveur de la femme rurale », nous dira un délégué, révolté par les promesses des ex-« indu élus », qui, selon ce même représentant « ont pris l’engagement de s’opposer à l’installation de cette garde communale d’autant plus que non loin, au village de Amtik, une caserne est fermée et peut être utilisée au lieu d’occuper une école ». D’ailleurs à ce sujet, une correspondance officielle a été adressée par l’association des Ait Amar Ou Ali à l’ex- P/APC et est restée sans suite. Par ailleurs, une pétition vient d’être transmise au wali de Béjaia ainsi qu’au chef de daira pour revoir « cette absurde autorisation accordée par l’APC et par cette pétition, les auteurs ont amplement démontré leur attachement au savoir, à la science et à l’instruction de nos enfants », nous dira un délégué. Si l’aspect sécuritaire est une raison pour l’implantation d’une caserne pour la garde communale, l’utilisation d’une école est une décision pour le moins que l’on puisse dire, relève de la plus haute absurdité. En effet, un établissement scolaire ne peut en aucun cas être réquisitionné pour le casernement des troupes, alors que de véritables casernes, comme celle d’Amtik sont fermées et nécessitent une simple rénovation. Malheureusement, la facilité ou plutôt la mobilisation des ex-indus élus autour de questions secondaires ou d’intérêts personnels, a fait que les affaires de la communauté sont traitées avec insouciance et légèreté. En tout cas à Ait Amar Ou Ali les ex-indus élus ont réussi à rentrer dans l’histoire par la porte d’une caserne, et la population ne va pas les oublier de sitôt.
B. Z.
