Les citoyens qui se sont rendus mardi dernier au marché hebdomadaire, ont eu la désagréable surprise de découvrir que, contrairement à ce qu’ils attendaient, les légumes ont été affichés à des prix qui dépassent l’entendement.
« Nous pensions qu’une fois le carême passé les prix allaient amorcer une baisse. Or, on remarque que c’est toujours la flambée », notent avec amertume les clients.
Leur déception est ainsi justifiée par les écriteaux, mis en évidence pour afficher la carotte à …. cent dinars, la courgette à quatre-vingt dix, alors que les haricots verts redeviennent inaccessibles, à cent cinquante dinars. Quant à la salade, elle trône toujours, en compagnie du fenouil, avec respectivement, quatre-vingts et soixante-dix dinars. Plus aucun produit n’est affiché à moins du seuil minimum, sur lequel veille la pomme de terre avec quarante-cinq dinars le kilogramme.
Cette flambée explique, peut être, que le marché soit moins fréquenté et surtout moins fourni qu’auparavant. Certains commerçants avouent ne pas disposer de tel ou de tel autre produit, sur leurs étals, en raison de son coût, préférant ne pas risquer sa mévente. La clientèle, habituellement nombreuse les mardis, semble emboîter le pas à certains marchands ambulants pour bouder les lieux. Ce qui est raisonnable, lorsqu’on sait toutes les dépenses auxquelles les bourses ont été contraintes, ces derniers temps. Les ménages ne peuvent s’offrir que le minimum, en attendant de reprendre leur souffle.
A. O. T.
