Dans les écoles où nous nous sommes rendus, les directeurs nous apprennent qu’ils ne disposent pas de la totalité des livres et que de ce fait, il leur est difficile d’en distribuer aux élèves.
« Je ne peux même pas puiser dans le stock des vieux livres pour palier aux insuffisances. Les enfants à qui on donnerait les manuels de l’an dernier, se sentiraient frustrés en constatant que la plupart de leurs camarades sont dotés de livres neufs. Nous ne pourrions par conséquent, que cultiver un sentiment d’injustice », avoue un responsable qui préfère attendre le complément du quota de son établissement.
« Pour le moment, les maîtres travaillent en remettant un livre usagé pour deux » ajoute-t-il. Quant aux causes de cette carence qui se répète, à chaque début d’année, elle viendrait d’un manque de coordination entre le CRDDP et les établissements scolaires qui exprimeraient leurs besoins, après les congés.
Nous avons appris aussi, que tous les élèves qui bénéficient de la prime de scolarité reçoivent, en parallèle et gratuitement, les livres qu’ils doivent, cependant, restituer en fin d’année.
Quant aux autres, considérés comme issus de familles aisées, bien qu’en nombre restreint, ils sont priés de s’acquitter de la totalité du prix des livres qui deviendront, néanmoins, leur propriété.
Près d’une semaine après la rentrée, les écoles ne sont pas encore à leur vitesse de croisière. « Ce qui ne saurait tarder », nous rassure un directeur qui nous annonce que le début de la semaine prochaine « marquera le grand départ ».
A.O.T.
