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Bgayet : Les habitants de la cité Djama ferment la route

Ce n’est pas la première fois que les habitants de la cité Djama recourent ainsi à la fermeture de la route, la même action de protestation, suivie des mêmes promesses, avait déja été mise à l’œuvre il y a quelques mois. D’autres quartiers de la ville ont eu aussi recours au même mode de protestation pour dénoncer la dégradation générale de leur cadre de vie. Des routes crevassées, des cités crasseuses, manque d’eau potable, d’électricité etc.

C’est une nouvelle fois, une protestation de type “rurale” qui est mise à l’œuvre à Bgayet. Les habitants de la cité Djama ont procédé hier matin, à la fermeture de la route menant au stade de l’Unité maghrébine pour alerter les autorités sur l’état déplorable dans lequel se trouve la voie qui dessert leur quartier : une piste étroite à peine carrossable longeant un cours d’eau souvent pestilentiel. Pendant pas moins de trois heures, la circulation automobile est impossible sur cet axe.

“Cela fait une année que nous attendons et ne nous voyons rien venir !», proteste-t-on devant le P/APC accouru sur les lieux. Ce dernier avait argué que les travaux de bitumage attendaient la fin des travaux de raccordement au réseau d’eau et que leur début n’est qu’une question de semaines voire de jours.

Ce n’est pas la première fois que les habitants de la cité Djama recourent ainsi à la fermeture de la route, la même action de protestation, suivie des mêmes promesses, avait déja été mise à l’œuvre il y a quelques mois.

D’autres quartiers de la ville ont eu aussi recours au même mode de protestation pour dénoncer la dégradation générale de leur cadre de vie.

Des routes crevassées, des cités crasseuses, manque d’eau potable, d’électricité etc.

Jamais le mot “rurbanisation», inventée par des sociologues, qui ont conceptualisé le fait national ne paraît plus à propos.

BéjaÏa combine depuis longtemps des problèmes qui renvoient tant au cadre urbain rural. Ses habitants ont pratiquement les désavantages d’un aspect sans ses avantages. Le lancement de certains chantiers a accentué la dégradation du cadre urbain. La ville met ainsi en œuvre un immense chantier de renouvellement de 200 km de conduite AEP.

Par conséquence, non seulement certaines opérations de reprise des routes sont ajournées, plusieurs chaussées sont désormais atteintes par les creusages.

Alors qu’elle sert de contournement au chantier de réalisation d’une trémie, la route de la cité des 600-Logements à Ihaddaden, présente des segments de quasi impraticabilité en raison tant des traversées de la nouvelle conduite d’AEP que de diverses autres interventions inconsidérés. Si personne ne conteste le bien-fondé des chantiers, tous se désolent de la non-remise en l’état des lieux après la fin des travaux.

B. B.

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