“S’il n’y aura pas d’intervention rapide pour lever les blocages, dont souffre l’entreprise Infrafer, nous déclinons toute responsabilité face à ce qui pourrait survenir.”
C’est ce qu’a déclaré hier, sur un ton de colère, à Rouiba, un responsable syndical UGTA, en parlant de ladite entreprise étatique qui vit, depuis quelques mois, une situation de crise due au non-paiement de ces créances estimées à plus de trois milliards de DA.
Le même intervenant, pointant l’index en direction de l’agence nationale d’étude et de suivi des réalisations ferroviaires (ANSERIF) a expliqué qu’une telle situation a causé de graves préjudices à Infrafer.
Il cite surtout ces salaires non perçus par les 1 400 employés d’Infrafer depuis quatre mois, en visitant sur leurs souffrances en cette période de rentrée sociale, où les dépenses de l’Aïd se sont jointes à celles des frais de scolarité des enfants.
Il citera, aussi, l’arrêt d’un chantier et le blocage de l’approvisionnement par les fournisseurs, faute de fonds de roulement. Abondant dans le même sens, d’autres syndicalistes, tout en rappelant les différentes interventions d’Infrafer pour rétablir le réseau fermé après son sabotage ici et là par le GIA, dans les année 1990, ont déploré cette tentative de mise au rancart de l’entreprise. On déplore, à juste titre, la réatribution des projets privés nationaux ou étrangers, avec pour exemple le tronçon Relizane – Tissemsilt via Tiaret. Pour les syndicalistes, les dispositions juridiques, qui encouragent l’entreprise nationale, sont très claires.
Salim Haddou
