Toutefois, il semblerait que des entraves à l’aide technique, empêchent le lancement effectif du projet tant attendu, d’autant plus, que cela fait plus de 20 ans que cette poche d’habitat précaire et insalubre existe.
Les habitants de l’ex-base de vie, un bidonville situé en amont de la ville de Boghni, sont revenus à la charge pour la énième fois, afin d’alerter les autorités locales, principalement le premier responsable de la daïra, sur le retard enregistré dans la réalisation du programme de résorption de l’habitat précaire (RHP) qui leur est destinée. Hier, pour porter leurs revendications, un rassemblement regroupant l’ensemble des représentants des familles concernées par la mesure de recasement à l’avenir, s’est tenu devant le siège de la daïra. Dès leur arrivée dans la cour de l’institution, le chef de daïra a fait appel aux contestataires pour mieux s’imprégner des revendications, même si celles-ci sont connues d’avance, à savoir l’entame des travaux de construction d’un bloc de 45 logements, dont la liste des bénéficiaires est déjà rendue publique.
Toutefois, il semblerait que des entraves à l’aide technique, empêchent le lancement effectif du projet tant attendu, d’autant plus, que cela fait plus de 20 ans que cette poche d’habitat précaire et insalubre existe. En fait, selon le chef de daïra, « l’écueil principal empêchant le démarrage du projet, est lié au fait qu’un complément d’étude doit être effectué sur le site d’implantation. Dès sa finalisation, les choses pourront évoluer positivement ».
Malgré toutes ces assurances, le collectif des habitants de l’ex-base de vie, n’entende pas lâcher prise, pour réclamer des conditions d’habitat décentes, car ils estiment « qu’au fil des années et après maintes actions de protestation, la patience a des limites en tant que familles oubliées, mais surtout confrontées à un mal-vivre quotidien ». En tous les cas, en dépit de la dispersion des protestataires, apparemment convaincus par la réponse que leur a fournie le chef de daïra, néanmoins la colère des occupants des baraques de l’ex-base de vie peut resurgir à tout moment, du fait qu’ils parlent au demeurant d’ultimatum ou de délai pour faire avancer l’opération de recasement, sinon d’autres actions seront menées, mais avec un peu plus d’envergure.
M. Haddadi
