Aussi, avec plus de 5000 handicapés moteurs par année, causés par ce phénomène tragique, il y a lieu de s’y pencher amplement et en urgence afin d’intensifier toutes les mesures nécessaires pour rendre nos routes plus sûres et sécurisées, souligne Lazouni par évoquer la nécessité de tirer du tiroir le fameux projet de loi 87/2009 et son article 21 stipulant l’introduction de l’éducation routière parmi les matières scolaires, “afin d’inculquer la culture de prévention routière à l’âge précoce”.
Les accidents de la route font 12 morts par jour en Algérie, pour arriver à un chiffre annuel de presque 5000 décès, a fait savoir Mohamed Lazouni, président de l’Association de la prévention routière “Tariq Essalama», lors d’une conférence animée au centre culturel Malek-Bouguermouh d’Amizour, jeudi.
Le plus célèbre des flics estime que si le bilan des 20 dernières années s’avère “positif de par la stabilité du nombre de morts causés par les accidents (4135 en 1985 et 4620 en 2008)», l’hécatombe routière n’est pas loin de causer une véritable hémorragie financière à l’Etat, qui a dépensé un budget de 10 milliards de DA, dans ce sens alors qu’il était de 1,6 milliard DA en 1985.
Aussi, avec plus de 5000 handicapés moteurs par année, causés par ce phénomène tragique, il y a lieu de s’y pencher amplement et en urgence afin d’intensifier toutes les mesures nécessaires pour rendre nos routes plus sûres et sécurisées, souligne Lazouni par évoquer la nécessité de tirer du tiroir le fameux projet de loi 87/2009 et son article 21 stipulant l’introduction de l’éducation routière parmi les matières scolaires, “afin d’inculquer la culture de prévention routière à l’âge précoce”.
“J’ai fait de ce projet de loi adopté par l’APN et signé par le président de la République mon cheval de bataille, qui, malheureusement n’est pas passé à l’application», s’indigne le policier invisible, qui trouve que la formation est la meilleure arme capable de changer certains comportements humains, à l’origine des imprudences et des conduites dangereuses. Dans tous les cas, l’erreur est quasiment humaine pour Lazouni, car, “le conducteur est appelé à s’adapter à toutes les circonstances une fois dans son véhicule censé rouler selon les conditions de la route, du véhicule, du climat et de l’environnement”.
Le conférencier n’a pas manqué de qualifier l’excès de vitesse de “suicide collectif», tout en prônant l’intégration du quotient intellectuel dans les examens du code et de la conduite. Avant d’aborder les infernaux accidents des motocyclistes en annonçant le lancement éventuel de “l’opération spéciale deux roues” ; le pionnier de la prévention routière, évoquant le danger de la route sur les écoliers, a fait savoir que le dernier congrès international de la prévention routière a prêché pour la construction des écoles dans des impasses, loin des grands axes routiers.
Enfin, la venue de Lazouni dans la wilaya de Bgayet, correspond à une phase de recrudescence des accidents de la route, ayant fait plusieurs morts, dont cinq pendant le seul mois d’août à Amizour, une ville où il a fait sa première escale avant de suivre son périple vers Bgeyt, El Kseur et Kherrata.
Nadir Touati
