Aïn El Hammam : Le CFPA se rapproche du public

La salle de cinéma de la ville de Aïn El Hammam a été réquisitionnée durant cinq jours par le centre de formation professionnelle, lors des journées portes ouvertes, dans le but, nous dit-on, de se rapprocher d’un public, le plus large possible. Cette campagne viserait, d’après nos informations, à faire connaître l’école pour, si possible, résorber le déficit en candidats, enregistré depuis maintenant plusieurs années. Lors de notre passage sur les lieux, nous nous sommes rendus compte du manque d’engouement des jeunes pour les métiers proposés par le CFPA. Il semblerait que les exclus du système scolaire classique, soient moins nombreux qu’auparavant. Ce qui expliquerait que le CFPA dont les capacités d’accueil pourraient aller jusqu’à 450 élèves, n’arrive pas à en former plus de 300, parfois beaucoup moins. Ces chiffres tiennent compte, bien entendu, des effectifs des annexes de Yattafen et d’Akbil. Au chapitre des spécialités, il y a lieu de noter que le CFPA de Michelet offre une trentaine de spécialités, dont quinze diplômantes, destinées aux jeunes (garçons et filles), désireux d’acquérir un métier et s’intégrer au plus tôt dans la vie active. On peut accéder à une formation, dès lors qu’on sait lire et écrire. Il va sans dire que les candidats aux diplômes de BT, BTS, CAP ou CMP sont recrutés suivant leur niveau d’études. Malgré toute la bonne volonté du personnel, qui vient d’organiser les portes ouvertes sur la formation professionnelle, les jeunes, particulièrement les filles, ne seront pas nombreux encore cette année à se présenter au CFPA, isolé et loin de la ville. Des facteurs qui n’encouragent pas les parents à y inscrire leurs enfants, ne serait-ce que pour une journée. Des femmes ont été agressées, à plusieurs reprises, sur ce chemin, sans issue et très peu fréquenté. La situation géographique de cette école serait aussi l’un des facteurs qui dissuadent les jeunes à s’y rendre. Notons que pour organiser ces journées, le CFPA a détaché plusieurs enseignants qui sont «descendus» en ville, sachant que si on avait organisé l’événement à l’intérieur du centre, personne ne s’y présenterait. Pourtant, les futurs stagiaires auraient aimé constater de visu les conditions qui prévalent dans l’établissement de leur futur stage.

A. O. T.