L’APC d’Aït Yahia Moussa accuse un énorme manque en matière de postes d’emploi notamment dans les dispositifs de l’IAIG ou de l’ESIL.
Nous ne pouvons pas doter les quatre cantines des écoles d’Ivouhrène, de Chérifi, de Tizra Aïssa et d’Afir qui sont déjà opérationnelles « , nous a précisé à ce sujet le maire de cette municipalité. Et d’ajouter: » Pour chacune d’elles, il faut au moins un cuisinier et un agent. Le directeur du lycée nous a demandé de renforcer en personnel le lycée, sans quoi le nombre de rationnaires serait revu à la baisse. Je saisis cette occasion pour lancer un appel à la Direction de l’action sociale de la wilaya de nous accorder quelques postes, afin de combler ce manque ». D’autre part, nous avons appris que la commune a eu au niveau de l’Agence de l’emploi de Draâ El Mizan, son quota de trente postes qui seront affectés aux demandeurs d’emploi, munis de cartes bleues. Ils sont répartis sur plusieurs secteurs: dix postes pour les travaux publics, dix autres pour les forêts, cinq pour l’environnement, cinq postes pour l’hygiène et trois pour le musée Krim Belkacem. Pour réduire un tant soit peu cette pression sur la commune, le maire a sollicité l’accord des services des forêts en vue de les affecter pour le secteur de l’éducation. Il faut dire que quotidiennement le maire reçoit des dizaines de jeunes en quête d’un emploi même dans le cadre du filet social à raison de trois mille dinars par mois, quand on sait que dans cette région il n’y a aucune perspective d’avenir, si bien qu’ils émigrent vers d’autres wilayas du pays ou tentent l’immigration clandestine. A Aït Yahia Moussa, en l’absence de toute perspective d’emploi, des jeunes tamisent du sable dans la rivière ou renouent avec les métiers traditionnels, telle la vannerie ou la fabrication de manches à pelles et de cannes.
Amar Ouramdane
