Comment….taire ? : Action…réaction!

Par: M. O. Benmokhtar.

La culture de la protesta s’est implantée en Kabylie, notamment dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Les actions de blocage des routes, des sit-in et occupation des siéges des APC et de daïras sont devenues monnaie courante dans la région. Les populations locales n’hésitent pas à monter au créneau à travers ces manifestations afin de mettre au tapis leurs revendications. La rue s’est transformée en un espace de revendication. Le comble c’est que ces mouvements s’avèrent souvent fructueux, puisque au bout, des solutions à leurs doléances voient le jour. Et ce n’est certainement pas les exemples qui manquent pour illustrer cet état de fait. Combien de fois avons-nous vu des routes goudronnées, des réseaux d’assainissement refaits, des pistes revêtues…le lendemain même de ce genre de manifestations ! Des villages sont pris en exemple, après qu’ils eurent pu arracher les fruits de leurs revendications, grâce à des mouvements qu’ils ont initiés. Ces villages deviennent ainsi des exemples «à suivre» pour les autres localités. Naquit, du coup, «une course» vers les actions de rue. Les pouvoirs publics, de leur coté semblent avoir adopté cette manière de faire ! Sinon comment expliquer que des solutions soient préconisées juste après de telles manif’ ? Il va sans dire, en tout cas qu’avec ce «mode de gestion», les autorités ont réussi à encourager la protesta dont les mouvements se succèdent et se ressemblent. «action- réaction», c’est la relation qui lie aujourd’hui, la population à ses chefs en kabylie.

M. O. B