La Dépêche de Kabylie

Comment…taire ? : Le grand écart

Par: M. O. Benmokhtar

A Tizi-Ouzou, on semble s’investir davantage dans le domaine de l’agriculture. Toutes les filières relevant du secteur bénéficient, ces quelques dernières années, d’un intérêt particulier de la part des responsables. Il faut dire qu’en ces temps de «vache maigre», où le chômage frappe de plein fouet des pans entiers de la société la population s’est, elle aussi «rabattue» sur la terre pour vivre. En effet, l’agriculture est en pleine renaissance en Kabylie et à Tizi, plus particulièrement peut-être. Les dispositifs mis en place par l’état tel l’ANSEJ et l’ANGEM, sont pour beaucoup dans cet essor. Le travail des champs se généralise, cela d’autant que, relève-t-on, c’est un domaine lucratif. Le nombre de fellahs a d’ailleurs sensiblement augmenté dans la région. L’agriculture n’est plus une activité saisonnière, comme ce fut le cas, dans un passé récent. Pendant toute l’année, les champs ne désemplissent pas. Toutes les cultures enregistrent un net essor. L’apiculture, l’oléiculture, l’élevage…pour ne citer que ceux-la, sont promis à un avenir radieux. Peut-être qu’un jour la wilaya arriverait à s’auto satisfaire, en matière de produits consommables. Un objectif que Tizi ne parvient pas à réaliser. C’est ce qui explique d’ailleurs, les prix parfois exorbitants pratiqués au niveau des marchés des fruits et légumes. La plupart des produits commercialisés proviennent, en fait, des wilayas limitrophes. c’est dire que beaucoup reste encore à faire afin d’atteindre le summum. les fellahs demandent d’ailleurs plus de moyens et surtout la régulation du marché.

M. O. B

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