Aomar / Le lait en sachet se fait rare

Ceux qui ont pour habitude de faire la grasse matinée, ne trouvent pas la moindre goutte de lait à leur réveil sur la place Aomar barrière, leur part est rajoutée aux plus hardis se levant très tôt. A 7 heures du matin, les magasins réceptionnent deux fois 200 sachets chacun, respectivement de l’Onalait de DBK, et de la laiterie de Bordj Menaïel LGA, puis ils font entrer à l’intérieur pour ne pas enfreindre à la réglementation leur interdisant de le servir à l’extérieur. Pour la journée du jeudi 21 octobre par exemple, le commerçant situé devant l’arrêt vers Draâ El Mizan dit qu’il a servi 4 sachets par personne, et que la distribution a duré jusqu’à 10 heures. Cependant il lui est arrivé de donner 6 sachets lorsqu’il n’y avait pas d’engouement, et 2 seulement quant il voyait une chaîne devant sa porte. Les retardataires qui n’arrivent pas à s’approvisionner de cette marchandise, se rabattent sur la poudre conditionnée, disponible sur les étagères en quantité et qualité. Cependant, les marques Loya 500g, et 125 g, ainsi que Leco 500g, sont plus présentes sur le marché local, celles-ci coûtent respectivement 250 et 180 DA. Mais, un litre de lait à 25 DA produit par les laiteries étatiques, ou privés, revient moins cher, à titre d’exemple avec les 125 g de Loya en poudre on ne peut préparer que 2 litres de lait, soit un prix de revient de 35 DA/l. Ces derniers jours, l’Onalait de DBK qui habituellement envoyait régulièrement des livreurs vers Aomar, n’a pas orienté de chargement vers cette dernière, ce qui accentue quelque peu la pénurie.

A. Cherif