Par: M. O. Benmokhtar
Les actions de rue n’en finissent pas en Kabylie où les blocages de route, les sièges de l’APC, les marches et autres, sont devenus monnaie courante. Hier, ce sont les habitants de Boghni qui ont procédé à la fermeture du siège de la daïra. Cela pour exprimer leur ras-le-bol contre la lenteur prise dans la réalisation des projets alloués pour la région. Le choix de la prise d’assaut du siège de la daïra n’est nullement fortuit. Les protestataires accusent, en fait, les pouvoirs publics d’être derrière cette situation de blocage. Un blocage qui n’est d’ailleurs pas propre à Boghni. La daïra de Mekla reste toujours en chantier. Un chantier qui ne finit pas et qui s’étend sur les trois communes que compte ladite daïra. Que manque-t-il donc pour que les différents projets annoncés pourtant à grandes pompes soient réalisés. «Les accusés», soit les pouvoirs publics, pointeront du doigt, comme ils l’ont souvent fait, les entreprises. On ne cesse pas de dire, en effet, que l’outil de réalisation est en manque terrible dans la wilaya de Tizi-Ouzou, notamment. C’est peut-être vrai, mais faudra-t-il donc attendre éternellement «le grand jour» du développement ? Si c’est le cas, qu’on épargne au moins la population des promesses à travers des «annonces solennelles» des projets prévus. Où sont les 100 locaux commerciaux pour chaque commune ? Les bibliothèques, les crèches communales ne poussent toujours pas «comme des champignons» comme on l’imaginait. Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira et Boumerdes sont loin d’être entièrement couvertes en matière d’alimentation en eau potable, encore moins en gaz naturel. En fait, qu’on assure déjà et d’abord le lait en sachet pour les habitants.
M. O. B.
