Comment…taire ? : À défaut de communication…

Par: M. O. Benmokhtar

Quatre-vingt pour cent des conflits sont dus à un manque de communication, affirme-t-on lors d’un séminaire organisé sur le sujet relatif à la communication au niveau de l’EPH de Aïn El Hammam. Le chiffre est important et lorsqu’on voit tous ces conflits sociaux qui envenimement la Kabylie on conclura qu’on ne dialogue pas assez dans la région.

Dernier exemple en date, c’est la décision «unilatérale» prise par les transporteurs de Boghni desservant la ligne Boghni – Tizi-Ouzou, lesquels ont décidé d’augmenter les tarifs, sans prendre la peine au préalable de se concerter avec leurs clients.

Résultat des courses, ces clients, protestent et affichent clairement leur refus de cette augmentation. Du coup, un conflit est né. Un conflit qui pouvait bien être évité si le dialogue entre les deux parties était engagé avant de «passer à l’action».

Les bras de fer de ce genre ne manquent pas en Kabylie.

La région a perdu son sens de la communication d’antan.

Force est de constater d’ailleurs que même au niveau d’une même famille, le courant passe difficilement. Ayant le cœur «gros comme ça», des jeunes et moins jeunes «s’en lissent» en commettant l’irréparable, car ne sachant plus à quel saint se vouer pour s’éclater. Ce n’est nullement par fatalité que le nombre des suicidés augmente sans cesse dans la région où le trafic et la consommation des stupéfiants battent leur plein.

Ces produits constituent pour «ces dopés», la seule alternative pour les extirper de leur dure situation qu’il n’arrivent pas à expliquer, car justement, ils n’ont pas appris à communiquer.

La communication est de savoir écouter. Les familles et la société en général, doivent offrir «cette oreille attentive» aux enfants en premier lieu.

M. O. B.