“Une ère nouvelle sera ouverte à l’Algérie après un oui massif, le 29 septembre prochain à la charte pour la paix et la réconciliation nationale.” C’est la quintessence du discours qu’a prononcé le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, lors du meeting animé ce jeudi en milieu d’après-midi à la salle IHC de Boumerdès.Le chef de file du RND s’appesantira ensuite sur les affres de l’islamisme armé.“Dans ces années de feu et de sang, nous étions en face de 21 000 terroristes”, a-t-il lancé. Et de confier que ce chiffre était pratiquement gardé en secret pour des motifs purement psychologiques. “On n’aurait guère pu accorder une année de vie à notre pays si cette statistique monstrueuse avait été dévoilée”, expliquera-t-il en substance. C’est dans cette option qu’il rendra un vibrant hommage aux forces étatiques de sécurité et aux Patriotes dont la plupart, rappelle-t-on sont des anciens moudjahidine de l’ALN dont l’âge dépassait la soixantaine lorsqu’ils s’engagèrent dans la lutte antiterroriste. Rappel de cet élan vital de ce devoir national pour sauver la République des griffes des partisans de l’Etat théocratique. Puis regard sur la situation actuelle. “Le pire est derrière nous. Mais si nous tournons cette page, ne l’oublions pas”, a-t-il professé en saluant vivement les victimes du terrorisme. Son style est ses idées, en tant que chef du gouvernement et leader d’un parti démocratique sont mis en exergue lors de ce meeting. Et quoi de mieux, en guise de réponse à ces détracteurs qui le qualifient (souvent) d’éradicateur, que “de réitérer sa simple volonté d’exterminer la violence et non les têtes.” Quoi de mieux aussi pour illustrer selon ses dires, son engagement en faveur de la paix que de rappeler “ces contacts” qu’il a entrepris en 1994 en compagnie du président Zeroual auprès de Abassi Madani et Ali Benhadj afin que “ceux-ci lancent un appel à la cessation de la violence”.Pure perte, car “les deux chefs de l’ex-Fis ont même refusé de décréter une fetwa épargnant la vie des civils”, a-t-il résumé. Maintenant ce peuple est appelé à voter massivement pour la charte de la paix et de la réconciliation nationale. Explicitée, celle-ci assurera le triomphe des idéaux de paix et de droit. Et d‘asséner encore que “le pardon ne sera guère accordé aux terroristes impliqués dans les carnages et les viols.” Les disparus ? Ce sont pour la plupart des individus qui ont pris le maquis. Sa conclusion : le 30 septembre donc au lendemain du référendum prévu, ce sera une journée de fête. Voteriez-vous oui ? Absolument lui répond l’assistance à l’unanimité.
Salim Haddou
