L’hydre islamiste locale a assassiné ce week-end le président de l’APC d’Ammal, village jouxtant les gorges de Lakhdaria. A Ouled Aïssa, versant nord du département, les terroristes ont dans le même temps planifié lors d’une fête de mariage un attentat à la voiture piégée heureusement déjoué par les forces locales de sécurité. Les faits. Jeudi vers 20h, Khaled Kheladi, 60 ans, maire de la commune précitée, était loin de se douter qu’il allait connaître une fin tragique. Alors qu’il se dirigeait à bord de sa voiture de service, Renault Partner, vers le douar voisin de Tiza, après avoir assisté au meeting d’Ouyahia, il fut intercepté par un groupe terroriste. Identifié, l’édile municipal sera tiré de sa voiture par les assaillants et froidement criblé de balles. Les terroristes brûlent le véhicule du maire et, divisés en plusieurs groupuscules, soumettent systématiquement sur un chemin de montagne d’autres automobilistes à un interrogatoire avant de les racketter. La nouvelle de cet attentat a bouleversé les habitants de la région. De fortes détonations ont été entendues durant toute la nuit dans cette contrée. En présence d’une foule nombreuse et d’autres responsables de la wilaya, la victime a été inhumée hier après la prière du vendredi au cimetière d’Ouled Ben Salah. INfestés par des seriate de Katibat El Farouk et El Feth, ces monts s’étendant de Lakhdaria à Keddara demeurent en constante ébullition. Profitant encore une fois de la baisse de vigilance, la horde sanguinaire locale a perpétré son acte ignoble. Au courant de la semaine passée, à mi-chemin entre Keddara et Boudouaou, un autre groupe terroriste avait, dans un faux barrage, malmené de nombreux passagers avant de les racketter. Le braquage fut suivi, a-t-on rapporté, d’un prêche annonçant une flambée de violence sous la bannière du GSPC. Moins de trois semaines auparavant, des éléments de cette organisation terroriste avaient successivement attenté à la vie de deux gendarmes, blessé grièvement un garde communal, avant d’incendier une minoterie appartenant à un privé. La résurgence de l’islamisme armé est aussi presque régulièrement à l’est de Boumerdès, sur la route de Dellys. Avant-hier encore, en début d’après-midi, un attentat à l’explosif a été juste à temps déjoué par les forces de sécurité au chef-lieu de la commune d’Ouled Aïssa. Découverte à proximité d’une voiture qu’on allait réserver lors d’une fête à la nouvelle mariée, une bombe a été heureusement désamorcée à temps par les artificiers de la BMPJ. Les sanguinaires ont ciblé, selon des informations recoupées, le cortège nuptial du frère d’un responsable local de l’exécutif. « Un carnage a été évité in-extremis grâce à l’intervention ce jeudi des forces locales de sécurité », a-t-on affirmé. « La brigade policière spécialisée a pu interrompre le fonctionnement de l’engin meurtrier enfoui sous terre par les terroriste et relié par un fil électrique à un téléphone portable », a-t-on expliqué. Dans des circonstances presque similaires un attentat de même type a été déjoué il y a dix jours au centre-ville de Bordj Ménaïel. « On pensait que le terrorisme est anéanti voilà que les tueries recommencent », s’alarme-t-on. A l’approche du référendum, portant sur la paix et la réconciliation nationale, les observateurs locaux de la scène sécuritaire redoutent d’autres coups brutaux du GSPC. Alliés à la maffia politico-financière, les irréductibles de cette organisation islamiste veulent toujours diaboliquement, à travers ces tueries, orienter la politique du pays selon leurs fantasmes.
Salim Haddou
