L’époque où on cherchait les eaux minérales qui étaient rares et surtout où les marques se comptaient sur les doigts d’une seule main, est bien révolue. Près d’une vingtaine de marques sont aujourd’hui commercialisées et les packs de bouteilles s’accumulent par centaines dans les boutiques. Le consommateur n’a que l’embarras du choix. En principe, les marques étant enregistrées et la qualité garantie par les services de l’Etat qui ont délivré les autorisations d’exploitation, le consommateur est assuré de boire une eau conforme aux normes, sans danger pour sa santé. Or, voici que l’on découvre que toutes les eaux minérales… ne sont pas des eaux minérales et que certaines proviennent de sources ! Il y a donc une différence entre une eau minérale et une eau de source, différence qui n’est pas signalée par la plupart des marques ! La composition des eaux, affichée sur l’emballage, quand elle est exacte, est en mesure de donner l’information, mais combien de consommateurs savent, par exemple, qu’une eau minérale ne doit pas avoir un taux de nitrates supérieur à 15 mg par litre ou un taux de nitrite supérieur à 0,02 mg/litre. Les taux de fluorure, de manganèse, de plomb ou de chrome sont également limités, ce qui n’est sans doute pas le cas de l’eau de source. Ce que le consommateur voudrait surtout savoir, c’est le degré de toxicité de chaque ingrédient, pour qu’il puisse comparer entre les marques et acheter celle qui protège le mieux sa santé. Aux services du ministère des Ressources en eau d’effectuer les contrôles nécessaires et de détecter toutes les fraudes et de sanctionner les contrevenants. Il ne faut pas badiner avec la santé des gens !
S. Aït Larba
