«Transmettre notre savoir aux jeunes»

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L’ancien champion d’Algérie de body-building, Saïd Nezlioui se consacre désormais à la fonction d’entraîneur à travers laquelle il transmet ses connaissances et son savoir-faire aux jeunes sportifs de la localité de Souk El Tenine.

La Dépêche de Kabylie : Qui est Saïd Nezlioui ?

Saïd Nezlioui : j’ai 42 ans, je suis originaire de Mechtras, père de trois enfants : Lisa, Ameur et Lynda. Je suis également entraîneur et arbitre national en force athlétique depuis 2007.

Pouvez-vous parler de vos débuts dans cette discipline ?

J’ai commencé en 1989 à la maison des jeunes de Mechtras. Il faut reconnaître que j’ai eu les meilleures entraîneurs : à commencer par M. Moussa de Tipaza qui n’est autre que l’ancien président de la fédération de Body-building. Quand on a la chance d’avoir des entraîneurs de cette trempe, on ne peut que réussir.

Justement parlez-nous de votre carrière et de vos exploits ?

Cinq années après avoir intégré cette discipline, j’ai réussi à être champion de wilaya, champion régional et champion d’Algérie dans cette spécialité. C’était pendant la saison 95-96, puis j’ai eu plusieurs titres tant au niveau local que national.

Comment êtes-vous devenu entraîneur et arbitre national ?

Ayant suivi plusieurs formations nationales et internationales avec formateurs de renom, tels Gacemi Yezbag et Alain L. pour ne citer que ceux-là j’ai décroché mon diplôme d’entraîneur. Je voulais surtout être éducateur et par là participer à faire de nos jeunes des champions.

En parlant de champions, avez-vous des jeunes qui ont réussi depuis que vous êtes entraîneur ?

Il y’en a et ils sont plusieurs dans différentes catégories : Khaldi Rabi, Chabani Saïd, Si Ahmed Djamal, Djebari Belkacem et à présent, il y’a Chemakh qui est sacré champion d’Algérie de la saison en cours. Il vient d’être consacré à Bousmail Vice-Champion d’Afrique et si tout se passe bien, on essayera de voir plus haut.

Nous vous laissons le soin de conclure.

Pour réussir dans cette discipline, il faut des moyens, les pouvoirs publics et même le privé doivent nous aider. Notre discipline a toujours honoré le pays mais en contrepartie, nous n’avons rien eu. Nous continuons à travailler avec nos propres moyens et c’est insuffisant pour briller sur la scène internationale. Enfin, merci à la Dépêche de Kabylie.

Entretien réalisé par Hocine Taib

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