Anarchie totale au chef-lieu

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Le chef-lieu de la commune de Souk El Tenine est de nouveau replongé dans la boue et les eaux pluviales qui ont fini par envahir l’artère principale.

Les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la Kabylie ont été à l’origine de bien des dommages à Souk El Tenine. Il est devenu pratiquement impossible de trouver un centimètre où mettre ses pieds. Les bouches d’évacuation et le drainage des eaux pluviales étant dépassés, voire inexistant par endroit, du coup se déplacer à pied est devenue chose compliquée. De tout temps, les citoyens et les autorités locales ont dénoncé cet état des lieux peu reluisant, réclamant les travaux de l’aménagement urbain, hélas les autorités concernées font la sourde oreille. Il faut signaler que la soi-disant ville de Souk El Tenine connait une anarchie sans pareille. Les trottoirs sont confisqués par les commerçants depuis que le monde est monde, au grand dam de tous les usagers et des citoyens. La circulation étant d’une des plus denses à travers la région. Les bouchons sont devenus fréquents et à longueur de journée. Les stationnements anarchiques demeurent toujours de mise et restent impunis. Les marchands ambulants font fi de toute légalité en étalant leurs marchandises à même la chaussée. Les nombreux arrêts de bus, de fourgons et de taxis ajoutent leurs lots de soucis. Alors les journées de marché hebdomadaire qui se tient deux fois par semaine (lundi et jeudi), il faudrait faire appel au génie de Hitchkok pour décrire la dramatique et chaotique scène qui s’y installe. Inutile de déconseiller à ceux qui ont un malade et qui veulent l’acheminer à la polyclinique, qui se trouve de l’autre côté de la ville de changer de destination. Si par hasard une femme enceinte veut se rendre au même endroit pour mettre son bébé au monde par un jour de marché il faut carrément faire appel aux loyaux services de Spider Man. Ou à défaut faire venir la sage femme dans la voiture pour la faire accoucher. Et si tout cela ne convient pas et bien il faut prendre son courage à deux mains pour assister sa femme au beau milieu du marché. Et dire que tous les citoyens et les commerçants ont adhéré au mouvement de protestation auquel ont appelé les comités de villages, il y a peu de temps ! Une journée de grève a été observée, mais quelques jours après seulement, les agents censés réguler la circulation et sécuriser les lieux sont repartis d’où ils étaient venus, comme si de rien n’était. Du coup l’anarchie a repris de plus belle. Il est temps de prévoir une route d’évitement pour désengorger cette ville qui étouffe. Ou à défaut réorganiser le plan de circulation et délocaliser le marché bihebdomadaire dans l’optique de rendre fluide la circulation. Pour cela, les autorités, les citoyens et les éléments de la sécurité doivent impérativement conjuguer leurs efforts. Mais il parait que ceux à qui le message est adressé n’ont pas d’oreilles où ne veulent rien entendre.

Hocine Taib

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