Par: M. O. Benmokhtar
Doucement mais sûrement, comme dirait l’autre, Tamazight occupe progressivement la place qui lui revient de droit dans le système de l’éducation nationale. Et ce n’est certainement pas les quelques cas isolés, signalés ça et là qui peuvent contredire cette donne. En tout, dans la wilaya de Tizi-Ouzou «tamazight dhi lakul», avance à grandes enjambées. N’en déplaise à certains, l’enseignement de cette langue maternelle, pour laquelle le sang de ses enfants a coulé est généralisé à travers l’ensemble des écoles primaires de la capitale du Djurdjura. Un premier pas avant sa généralisation dans tous les établissements scolaires, CEM et Lycées, annoncée pour la saison 2015/ 2016. N’est-ce pas là un acquis considérable pour tamazight qui n’avait même pas le droit de cité il y a quelques années ? Le mérite dans cette émergence qui se fait de jour en jour, ne revient pas forcément à la direction de l’éducation de la wilaya, laquelle a peut-être osé. L’hommage revient plutôt aux enfants de la région qui, de tous temps font de la revendication de Tamazight leur raison d’être. «Ma oulach tamazight oulach, oulach…» Ils sont, en fait, des milliers à se reconnaître dans ce chant de feu Matoub Lounes. Le chantre de la chanson kabyle, à l’instar de plusieurs autres combattants tombés au champ d’honneur, pour que vive tamazight, doit se retourner dans sa tombe, en apprenant que quelques «énergumènes» de responsables refusent l’enseignement de cette langue dans certaines écoles, malgré son intégration dans le système éducatif.
M. O. B
