C’est ainsi que le passage de M. Ould Ali, en sa qualité de directeur de la culture de wilaya, a focalisé l’attention de pas mal de présents pour sa pertinence et surtout sa sérénité dans la présentation du secteur de la culture de la wilaya, sans attente, cela lui a valu une avalanche d’attaques des élus du parti de Saïd Sadi. Ce forcing sans surprise, n’a pas pour autant poussé aux derniers retranchements le premier responsable du secteur, bien au contraire, un effet inverse s’en est produit
Après avoir passé vainement le cap de la session d’APW sur le secteur de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou que dirige M. Ould Ali El Hadi, les élus du RCD reviennent à la charge sur la même question dans ce qu’ils appellent : “Les journées thématiques”. Sous le regard scrutateur et l’écoute du nouveau wali, Abdelkader Bouazgui, dont la séance de travail durant cette journée thématique, constitue encore une fois, une meilleure opportunité pour s’enquérir de la mobilité politique en cours et surtout des intentions des uns et des autres dans le tableau de bord politique de la région. Il s’agit d’une tribune politique de plus, que les sessions d’APW, insidieusement mises sur pied et élargies à tous les élus des Collectivités locales et APW, ainsi que les députés, sénateurs et les directeurs exécutifs. La session se veut “ouverte” à tous et non sélective.
Si l’esprit de cette session-bis devrait s’adjuger d’une note pédagogique et d’une valeur de rationalité au service d’un développement stratégique de la wilaya, il n’en fut rien, elle est plutôt un tribunal où le verdict est sans appel et que le comportement politique des élus du RCD, se mesure selon la tête du client et du présenté à la barre.
C’est ainsi que le passage de M. Ould Ali, en sa qualité de directeur de la culture de wilaya, a focalisé l’attention de pas mal de présents pour sa pertinence et surtout sa sérénité dans la présentation du secteur de la culture de la wilaya, sans attente, cela lui a valu une avalanche d’attaques des élus du parti de Saïd Sadi. Ce forcing sans surprise, n’a pas pour autant poussé aux derniers retranchements le premier responsable du secteur, bien au contraire, un effet inverse s’en est produit, puisque M. Ould Ali a eu l’ingéniosité et le réflexe de livrer des réponses convaincantes et vérifiables, à l’ensemble des interrogations sincères ou sournoises, qui lui ont été posées. Evitant de verser dans des diatribes ou dans une quelconque polémique stérile, il avoue que son rôle en tant que commis de l’Etat, est de servir la Culture dans toutes ses dimensions et l’Etat algérien dans toute sa grandeur.
Avant de se livrer à l’essence même de la thématique du jour, il rappelle, au passage, les missions qui lui sont dévolues dans le secteur qu’il dirige, par l’encouragement de l’action locale dans la création, la promotion et l’animation culturelle et artistique, l’élaboration en concertation avec les institutions, les associations et les personnalités représentatives du monde de la culture, des programmes d’actions culturelles, la protection, la sauvegarde et la préservation du patrimoine et sites historiques ou naturels, la promotion de la lecture publique et le développement du réseau de bibliothèques en faveur des populations et, enfin, assurer le suivi de tous les projets de création et d’animation de nouvelles infrastructures à caractère culturel et historique.
Le Théâtre régional a coûté 38 milliards de centimes
Le premier responsable du secteur de la culture cite les grandes réalisations sans s’attarder sur les détails, la Maison de culture Mouloud-Mammeri qui foisonne de visiteurs pour les diverses animations (colloques, hommages, galas, semaines culturelles et les divers ateliers…), étalées sans interruption à longueur d’année, le théâtre régional Kateb-Yacine, rénové à part entière de dimension et aux normes artistiques universelles ayant coûté près de 38 milliards de centimes, l’école régionale des beaux arts, pendant qu’il s’attend aux délibérations des APC inscrites pour 2010/2014 sur certaines infrastructures non opérationnelles pour le moment à l’instar du cinéma Djurdjura de la ville des Genêts et ceux de Aïn El Hammam et Tizi Ghennif, et d’enchaîner sur les infrastructures en cours de réalisation comme les 5 bibliothèques dans le cadre du PCD, un Théâtre en plein air, un centre culturel à Azazga et la cinémathèque de Tizi Ouzou, sans omettre de citer le programme des 67 bibliothèques communales dont certaines sont achevées et d’autres en phase de finalisation. L’achèvement des travaux de la maison Abane-Ramdane transformée en musée et classée monument historique est à l’actif de la Direction de la culture et du ministère de tutelle. Ce musée a été inauguré en présence de milliers de personnes et personnalités en ce Premier novembre 2010, en sus de l’inscription comme site historique, le village d’Ighil Imoula où fut tirée la Proclamation du Premier Novembre 1954.
Reconnaître les réalisations
Le nihilisme des élus du RCD sur le secteur de la culture, ne reconnaissant aucune réalisation et activité poussant la critique jusqu’à considérer le secteur dans une totale agonie, ce qui n’est guère l’avis des populations de la région, des segments de la société civile, du mouvement associatif et des partis politiques de l’alliance présidentielle que sont le FLN et le RND et aussi du FFS de Hocine Ait Ahmed. Seul le parti de Saïd Sadi qui choisit de partir en guerre contre sa propre essence, la culture, mais surtout l’acharnement est dirigé gratuitement contre le premier responsable du secteur M. Ould Ali, bien au fait de la maison RCD pour l’avoir bâtie des années durant et c’est grâce à des hommes de son envergure que le parti a vu le jour et pris des allures, en voie d’extinction ces derniers temps, suite à la saignée régulière et ininterrompue de démissions qu’il enregistre, jusqu’à se réduire comme une peau de chagrin et devenir un appareil seulement de rente “peuplé” de gladiateurs.
La session de la journée thématique a vu ses travaux se boucler par l’intervention du wali qui a réussi à remettre les pendules à l’heure en rétablissant les termes du débat et déclarait que “le secteur de la culture à Tizi constitue une véritable usine de production», et d’enchaîner que “il n’y a que celui qui est myope qui ne voudrait pas le reconnaître, Tizi Ouzou a la meilleure direction de la culture du pays, si je le dis c’est pour avoir connu plus de 10 wilayas et en m’informant aussi de la cadence du travail des autres wilayas, alors de grâce cessez de désinformer et travaillons pour l’intérêt de la région et du pays”.
Khaled Zahem
