Dans une lettre de contestation dont une copie nous a été remise, les habitants de cinq villages (Aït El Bachir, Ait Meddour, Aït Youcef Ouali, Askeur et Iguer Lakrar), relevant de l’APC d’Imsouhal, s’en prennent au président de l’assemblée pour lui rappeler ses «engagements, lors d’une entrevue en 2009», concernant l’alimentation de leurs bourgs en gaz naturel. Informés «qu’aucun plan de masse n’a été réalisé pour les cinq villages», ils «contestent énergiquement la méthode adoptée concernant l’octroi du gaz de ville…» Par ailleurs, se considérant comme marginalisés, ils n’hésitent pas à parler de «discrimination pure et simple» avant d’ajouter : «A cet effet, nous utiliserons tous les moyens requis dans le cadre légal pour que nous soyons rétablis dans nos droits». Ainsi, ils décident de réagir, en prenant attache, mais en vain, avec le premier responsable, absent ce jeudi, bien que ce soit une journée de réception. Leurs doléances, ils les soumettront, finalement, au chef de daïra d’Iferhounene qui les a bien reçus et qui leur aurait promis d’intercéder en leur faveur, dans la mesure du possible. Voilà encore une affaire qui risque de remettre en cause certains plans concernant la distribution du gaz de ville dans les communes d’Iferhounene et d’Imsouhal, où les oppositions au passage des conduites ont défrayé la chronique ces dernières années. Les villageois, ne conçoivent pas que le gaz passe sur leurs terres sans en bénéficier, en tant que citoyens algériens qui ont, eux aussi, droit à un peu de bonheur. Alimenter les grands centres, peu habités par ailleurs, sans tenir compte de la majeure partie de la population, nichée dans les villages, ne peut susciter que des oppositions. «Les laissés pour compte», tiennent tous le même discours : «Pas de gaz sans nous». En attendant, Iferhounene, Imsouhal et Abi Youcef, attendent toujours la reprise des travaux bloqués en amont.
A. O. T.
