Comment…taire ? : Pour quelques dinars de plus

Par: M. O. Benmokhtar

Amasser de l’argent est devenu le souci majeur de franges entières de la société. C’est normal, devrons-nous dire, cela dans la mesure où, le pouvoir d’achat des citoyens accuse coup sur coup. Déjà qu’on parvient à peine à joindre les deux bouts. La flambée des prix ne laisse pas un temps de répit aux citoyens. On s’affole même à tel point que dans sa quête d’argent, on n’hésite pas à user de toute astuce qui peut se présenter. Peu importe si celle-ci soit propre, l’essentiel est qu’elle soit rentable. La fin justifie les moyens, comme on dit. Qu’à cela ne tienne, mais aller jusqu’à mettre en péril la vie de ses concitoyens, cela tient de l’inadmissible. Quoi de plus dangereux que lorsqu’on met en vente des produits avariés ? La pratique est loin d’être propre seulement à la wilaya de Bouira où les services de la DCP locaux ont mis la main sur pas moins d’une tonne de produits impropres à la consommation. A Tizi-Ouzou, à Béjaïa, à l’instar d’ailleurs des autres wilayas du pays, certains commerçants ne reculent devant rien pour renflouer leurs caisses. Pour quelques dinars de plus, on «menace de mort» des dizaines, voire des centaines de citoyens. Inutile de rappeler que les intoxications alimentaires ne pardonnent généralement pas. Les cas de décès à cause des empoisonnements ne se comptent pas. C’est dire que «ces professionnels» du commerce qui n’hésitent pas de parler de «loi du marché», quand il s’agit d’une quelconque augmentation des prix, ne mesurent nullement les conséquences de leur pratique. La fin ne devrait finalement pas justifier les moyens.

M. O. B