Aomar : période creuse pour les collecteurs de lait

Parmi les collecteurs de lait de Bouira chargés par l’onalait de DBK de ramasser la production journalière, figure Ghanou de Maâtkas qui chaque jour fait la tournée chez les éleveurs de la région berbérophone de la wilaya. Il commence sa tâche par Tizi Larbâa, Beni Mellil, et Aomar Leqdim, puis remonte à Djebahia et Benharoun, en passant par Chabet yekhlef et Madjen. Il utilise pour sa besogne un petit camion de type 1100 de fabrication coréenne ; doté d’une cuve de 1200 L. Au printemps, il arrive régulièrement à la remplir, mais en cette période d’automne dit-il « j’ai à peine 600 litres dedans, actuellement c’est la période creuse ». Voulant dire par là que le pâturage influent considérablement sur le rendement, et qu’en pareils moments de manque, il passe une journée sur deux au lieu des déplacements au jour le jour chez les éleveurs en périodes de printemps et d’été. Ghanou n’est pas le seul à opérer dans ce créneau d’activité dans les environs, il existe un autre collecteur à l’entame de la deuxième entrée vers Madjen en allant par le marché hebdomadaire. Celui là a réceptionné un grand volume de lait, le met sous froid, et selon le prestataire « il applique une marge bénéficiaire sur le prix de 30 da/l qu’il offre aux éleveurs » Pour ceux qui sont sous contrat avec l’onalait de DBK, ils ont déjà les 30/DA fixés par le marché plus une prime maximum de 12 DA/l lorsque la marchandise renferme un taux de matière grasse élevé. Ghanou quant à lui, reçoit de l’ONAlait un pourcentage de 5 DA/l. Il a acquis le véhicule et l’équipement dans le cadre du dispositif ANSEJ du fait de son jeune âge( 25 ans). En le voyant se dépenser de la sorte dans son travail, on a du mal à croire les quelques éleveurs de Doumaz par exemple, qui se sont plaints du refus des collecteurs à réceptionner les petites quantités.

A. Cherif