Ouzellaguen / 252 logements RHP lancés

Partager

Une partie de l’ambitieux programme de 620 logements affecté à la commune d’Ouzellaguen, dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP), a étrenné sa phase de réalisation, nous a informé M. Rachid Beldjoudi, le premier responsable de la commune.

«Le démarrage des chantiers, au cours de l’année 2010, concerne la réalisation de 252 unités. Les logements seront érigés sur 5 sites, dont 4 sont situés à Ighzer Amokrane et un autre au niveau du village Hellouane », a précisé le maire, avant d’ajouter que 4 entreprises réalisatrices ont été engagées pour l’exécution des travaux. Ces derniers connaissent, de l’aveu du maire, un faible taux d’avancement. « Il y a des travaux qui sont carrément à l’arrêt comme celui du site devant accueillir 10 logements, en raison d’une conduite de gaz qu’il faudra déplacer », a-t- il indiqué. Ce dernier tient à rassurer, cependant, quant à la relance imminente du chantier. La SONELGAZ ayant consenti, d’après lui, à solutionner promptement ce problème. Pour mettre en route ce programme, les autorités locales ont dû procéder à la démolition d’une partie des cités d’urgence, pour lesquelles ces logements sont destinés. Les familles évacuées de leurs taudis ont été recasées dans des logements initialement alloués à la commune dans le cadre du social. Le recours à cette solution a été dicté par l’impérieuse nécessité de dégager des assiettes, le foncier public faisant cruellement défaut sur le territoire de la commune. Il convient de relever, par ailleurs, que le sort de l’autre partie de ce programme de logements RHP, soit 368 unités, est tributaire d’une décision de justice. Cette dernière aura, en effet, à statuer en seconde instance sur le litige qui oppose la commune d’Ouzellaguen aux héritiers de la famille Amokrane, au sujet des terrains sur lesquels est projetée l’implantation du projet. Pendant ce temps, l’attente se fait languissante pour des centaines de familles, qui croupissent depuis des décennies dans des conditions de précarité et de promiscuité insoutenables. «La concrétisation de ce projet est notre seule planche de salut, car la plupart des résidents de ces cités sont trop pauvres pour pouvoir souscrire aux autres formules de logement», nous dira Foudil, un père de famille de la cité Si Nacer.

N. Maouche

Partager