Plus que tout autre chose, la ressource première, sûre et, qui de tous est de plus inépuisable de Bouira, reste l’agriculture.
Cette richesse naturelle rehaussera d’une manière considérable le développement local, pour peu qu’elle soit accompagnée d’une politique de gestion qui lui sied ; une politique consciente et qui gagnerait à intégrer dans ses projections économiques cette autre agriculture dite agriculture de montagne. Et pour souligner l’importance de cette dernière, nous retenons le chiffre impressionnant de 6,5 millions de litres d’huile d’olive attendus pour cette année.
Quand bien même les oliveraies sont implantées dans des plaines, notamment celle de la région de M’chedallah, il n’en demeure pas moins, que les montagnes sont tout autant un réceptacle favorable à l’oléiculture. Chose qui n’a pas échappé aux responsables locaux du secteur de l’agriculture, puisque ils ont, dans le cadre du FNDRA et autres dispositifs mis en place pour relancer le développement agricole, relancé la culture de l’olivier. Une opération qui ne tardera pas à donner ses fruits d’une manière spectaculaire.
En attendant la productivité allant crescendo, 6,5 millions de litres d’huile d’olive sont attendues pour la récolte 2010/2011. A souligner que cette récolte est puisée d’oliviers occupant une superficie avoisinant les 18 000 ha. Il faut dire aussi que les conditions météorologiques ont cette année, été favorables et ont permis une meilleure récolte que celle enregistrée l’année dernière. S’ajoute à cela, les 3 000 hectares de plus mis au profit de l’oléiculture. En effet, pour l’année dernière, la récolte avait concerné 15 hectares.
Cela étant, et si l’on se réfère à la loi de l’offre et de la demande, l’huile d’olive pour cette année, ne pourra pas atteindre les 500 dinars le litre. Le prix, estiment les spécialistes de la question, baissera de moitié pour atteindre les 250 dinars. Si tel sera le cas, elle serait pour une fois depuis très longtemps à la portée des bourses moyennes. Mais à vrai dire, le consommateur payera la bonne huile à n’importe quel prix, d’autant que ce consommateur à conscience des conditions épuisantes dans lesquelles le fruit a été cueilli.
B. D. B.
