Souk El Tenine / Le S.O.S d’un handicapé

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Kadouche Med Amokrane, puisque c’est de lui qu’il s’agit est un handicapé à 100 pourcent. Son cas est aggravé par plusieurs maladies notamment la diminution progressive de sa vue, ne sait plus aujourd’hui à quel saint se vouer pour clamer l’injustice dont il se dit victime. Ayant postulé pour un logement social à caractère locatif auprès de la daïra de Maatkas afin de se rapprocher du chef-lieu communal, ce qui lui facilitera le déplacement vers l’hôpital de Tizi- Ouzou, où il suit régulièrement des séances de rééducation fonctionnelle. Louer chaque fois un taxi pour s’y rendre est trop coûteux pour quelqu’un qui ne touche que la pension d’handicapé de 4000DA. Même s’il a bénéficié d’un KMS au chef-lieu communal, cela n’a visiblement rien changé à sa situation sociale surtout depuis l’apparition du téléphone portable. Ayant frappé à toutes les portes vainement, le postulant n’a trouvé d’autre solution que de saisir le ministre de l’habitat et de l’urbanisme par une requête remise au député Mokadem Taib, du RND qui à son tour a promis de la remettre au ministre. Dans cette requête, Mr Kadouche écrira : «Mon état de santé est critique, voir désespéré ce qui m’oblige à louer à chaque fois un taxi pour me rendre à mes séances de rééducation et aux visites spécialisées, chose qui me revient trop chère et trop fatigante, ce qui aggrave davantage mon état de santé. Ma demande de logement introduite auprès de la daïra, au chef-lieu est restée lettre morte. Je sollicite votre intervention auprès des concernés pour régler mon problème ». Rappelons que huit logements sociaux locatifs ont été distribués à souk el Tenine. Le P/APC que nous avons questionné à ce propos répondra : «Ce citoyen, nous l’avons reçu à plusieurs reprises. Nous lui avons clairement dit que nous n’avons pas participé à la distribution de ces logements. C’est la daïra qui s’en est occupée ». Dans tous les cas, cet handicapé continue de galérer et de vivre un calvaire au quotidien. Il est difficile d’être handicapé dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Les handicapés vivants dans les villages reculés, comme c’est le cas de Mr Kadouche, peinent à se déplacer et nécessitent toujours l’aide d’une tierce personne. D’où il convient de revoir toute la politique de l’état dans l’optique de faciliter la vie aux handicapés. Des personnes à part entières qui doivent bénéficier de toute l’aide nécessaire pour vivre dans la décence et la dignité.

Hocine Taib

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