A la faveur des dernières recommandations du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la volonté des chercheurs algériens installés en Europe et ailleurs de venir s’installer en Algérie, commence à se matérialiser. A en croire le directeur général de la Recherche scientifique, Abdelhafid Aouragh, le nombre de demandes va crescendo. Plus explicite, il dira que plus de 300 chercheurs expatriés ont formulé des demandes en vue de venir s’installer en Algérie. Ces demandes ont été bien accueillies par le département qui s’attelle à présent à mettre les conditions idoines pour placer ces chercheurs dans les centres de recherche. Pour ce responsable, toutes les conditions sont réunies pour permettre à ces chercheurs installés à l’étranger ainsi que leurs homologues algériens travaillant dans les universités algériennes de faire la symbiose et de réaliser des travaux de qualité. En réalité avec les nouvelles donnes incitatives prônées par les responsables et la mise à leurs dispositions des conditions de travail et de recherche, le nombre de chercheurs, qui auparavant, appréhendaient leur retour, gonfle de jour en jour et le nombre de demandes est en nette progression. Si on devait faire la comptabilité en matière de rétribution, on s’apercevra que le chercheur d’Alger ou d’Oran n’est pas moins loti que celui de Harvard ou de Montpellier.
Pour associer l’élite au développement socio-économique, l’Etat n’a pas ménagé ses efforts.
C’est ainsi que le DG de la Recherche scientifique a prédit un avenir très radieux pour les deux prochaines années. En réalité les chercheurs algériens installés à l’étranger ont, de tout temps, appréhendé la bureaucratie, le mauvais accueil des responsables au niveau des universités. Aujourd’hui, avec cette nouvelle politique, il est clair que ceux-ci se bousculeront au portillon devant l’aspect pécuniaire qui est un facteur non négligeable, les Algériens ont cette fibre patriotique qui fait qu’ils sont capables de faire profiter leurs homologues restés au bled sans demander de contre-partie. Mais qu’on les considère à leur juste valeur. Qu’on ne les parque pas dans un bureau à lire la presse du jour et attendre un salaire qui ne leur permet même pas de s’abonner aux revues scientifiques étrangères. Ce n’est pas le pays qui les a fait fuir.
Ce sont ces responsables et ces recteurs qui les ont mis en veilleuse. La preuve, avec ces nouvelles dispositions et orientations, il n’est pas étonnant de les voir accourir pour apporter leur contribution au développement du pays qui les a vus naître.
Ferhat Zafane
