Le centre de soins du village de Takaâts, dans la commune de Seddouk, bat les tristes records des projets qui tardent à être concrétisés. «C’est dans les années 80 que nous avons sollicité un projet d’un centre de soins pour notre village, et L’APC de Seddouk nous a exigé une assiette foncière devant abriter le projet, chose que nous avons mis à sa disposition. A ce jour le projet traîne encore», se lamente un citoyen de ce village. Un responsable à l’APC de Seddouk a expliqué que le projet n’a été retenu qu’en 2006 et q’une étude d’architecture de la structure et du suivi du projet a été lancée en 2007. «L’APC a reçu en 2006 une subvention de 700 000 Da comme première tranche du projet consistant à l’étude architecturale de la structure. Un avis d’appel d’offres a été lancé en 2007. Le bureau d’étude retenu vient de nous remettre l’étude finalisée, tout en nous signalant que la somme d’argent nécessaire pour le suivi du projet n’est pas comprise dans la subvention de la première tranche. Nous sommes obligés donc de demander un complément d’argent pour la prise en charge du suivi, lequel sera alloué séparément ou avec la deuxième tranche, consistant à la réalisation de l’infrastructure», expliquera, Hamid Adnani, le secrétaire général de l’APC de Seddouk. Au niveau de l’EPSP de Seddouk, le directeur de l’établissement était formel quant aux nouvelles mesures ministérielles concernant l’ouverture d’un centre de soins qui exigent une infrastructure répondant aux normes, assortie de deux logements de fonction, ce qui n’est pas le cas pour le projet du centre de soins de Takaâts, pour lequel un seul logement de fonction est prévu, avons-nous appris. «Dans la fiche technique adressée à la wilaya, on a prévu deux logements de fonction, l’un pour le médecin et l’autre pour le dentiste. A la ratification du projet, la wilaya n’a retenu qu’un seul», renchérit le secrétaire général. Ce centre de soins, une fois réalisé prendra en charge les malades du village Takaâts et ceux de Zounina et d’Amalou Sidi mouffok, deux villages limitrophes.
L. Beddar
