Chemini / Piétons en situation précaire !

Région montagneuse par excellence, ses multiples chemins goudronnés serpentent en des méandres vertigineux ; routes pour voitures dénuées de trottoirs, excepté le centre Azrou, qui sont submergés de piétons, matin et soir, dans une dualité à qui se fraierait le passage avant l’autre. Si la sagesse l’emporte souvent, les caprices de la folie urbaine surviennent avec inadvertance. En l’absence de passages pour piétons, tous les risques sont possibles ! Les bipèdes s’autorisent, pour ainsi dire, la traversée là ou le besoin se manifeste. Le centre d’Azrou censé être interdit au stationnement, ne remplit plus cette louable option, malgré les lignes «blanches et rouges» qui soulignent cette obligation que tout conducteur ayant un «permis sur roue» connaît par cœur. Il est vrai que des dos d’ânes parsèment les méandres de l’artère principale. Cependant, le non respect des règles élémentaires de la conduite mène droit vers l’irréparable ; la vitesse en est la principale cause de nombreux accidents qui ont émaillé la vie locale. Les passages piétons sont inexistants et la voie bitumée devient l’apanage de tout le monde : voitures, piétons, camions, chevaux et autres bêtes de somme. Cette triste configuration perdure depuis des années et malgré le danger qui plane, aucune campagne de sensibilisation n’est organisée, notamment pour les mineurs et les écoliers. Ainsi, les problèmes des laissés-pour-compte semblent se résoudre au nom du maktoub.

T. D.