La Dépêche de Kabylie

Les accusés condamnés à de lourdes peines

Le tribunal correctionnel de Kherrata a prononcé hier matin, des peines lourdes allant d’une année à trois ans de prison ferme à l’encontre des sept personnes inculpées dans l’affaire de l’hôtel du Lac. L’hôtel sera également mis sous scellés pendant une année. Les sept prévenus sont poursuivis, rappelons-le, pour “création d’un lieu de débauche et détention de marchandises prohibées”. Le principal accusé dans cette affaire, à savoir le gérant de l’établissement hôtelier a écopé de trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 000 DA. Un autre individu, ex-gardien de l’hôtel, poursuivi lui aussi pour le même chef d’accusation a été condamné à une année de prison et une amende de 100 000 DA. Une peine d’une année de prison ferme a été également prononcée à l’encontre de cinq jeunes femmes, des clientes de l’hôtel. L’affaire de l’hôtel du Lac de Kherrata remonte au mois de mai dernier, lors d’une descente opérée par les services de sécurité dans les locaux de cet établissement où le pot-aux-roses a été découvert. Les gendarmes avaient en effet, découvert au cours de la perquisition de l’hôtel, un kilogramme de kif traité soigneusement dissimulé dans une chaudière. L’enquête qui a été diligentée par la brigade de la Gendarmerie de Kherrata a permis également le démantèlement d’un réseau de prostitution. Dans un premier temps, au moins une quinzaine de personnes ont été arrêtées par les services de sécurité car elles se trouvaient au moment des faits dans l’enceinte de l’hôtel. Après leur audition par le juge d’instruction, sept d’entre elles seulement dont le gérant de l’hôtel ont été placées sous mandat de dépôt et les autres avaient été remises en liberté. Les inculpés ont été cités à comparaître devant le tribunal correctionnel de Kherrata, faut-il le rappeler, le 21 novembre dernier. Le procès a été reporté en raison de l’absence des avocats de la défense qui n’ont pu effectuer le déplacement jusqu’à Kherrata suite à la fermeture de la RN09 par des citoyens de Souk El-Tenine. Il est à faire remarquer en outre que les mis en cause ont été reconnus coupables de création de lieu de débauche et non coupables de trafic de stupéfiants.

B. B.

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