Le chef-lieu croule sous la boue et … l’anarchie !

Le chef-lieu communal de Tizi N’Tleta affiche un piètre visage. Face à l’absence d’un programme d’aménagement urbain, le centre ville de cette commune distante de cinq kilomètres du chef-lieu de daïra des Ouadhias, croule sous la boue et l’anarchie. Les services de la direction de la construction ne lance toujours pas le fameux programme d’aménagement urbain annoncé il y a deux ans. Les habitants de cette contrée de la commune de Tizi N’Tleta souffrent quotidiennement de cet état de fait. Des trottoirs défoncés, des routes complètement délabrées, c’est dire qu’il ne fait pas du tout bon d‘y vivre au chef-lieu communal. Les responsables de la municipalité que nous avons approchés, estiment que toutes les fiches techniques relatives aux différentes opérations retenues ont été transmises à la direction de wilaya concernée, en vain, le programme d’aménagement urbain au chef-lieu communal ne voit toujours pas le jour. «Nous souhaitons que l’opération soit bientôt relancée avec l’équipe nouvellement installée», nous dit un responsable de l’exécutif communal. Un membre du comité de village nous fera savoir également que plusieurs correspondances ont été transmises aux différents services de wilaya, sans pour autant voir le projet se concrétiser. «Il est navrant de constater l’énorme dégât occasionné par les récentes pluies. Et dire que nous ne sommes qu’au début de la période de froid. On s’attend vraiment au pire pour les prochains jours. Il y a des coins de la ville qui sont complètement submergés par la boue. Je vous cite l’exemple de la station de fourgons desservant les villages d’Aït Abdelmoumène et Cheurfa, qui nécessite un aménagement en urgence. Les travaux du nouveau réseau d’alimentation en eau potable n’ont pas arrangé les choses, pire encore !», nous dit un membre du comité de village de Cheurfa. Contacté par nos soins, M. Souam, le président de l’APC de Tizi N’Tleta nous fera savoir que l’étude de l’opération de l’aménagement urbain a été approuvée par la direction de l’urbanisme et de la construction en 2007. «À ce jour, nous n’avons encore rien reçu», indique le maire. Ce dernier estime que c’est une «urgence d’accélérer le traitement du dossier par les services concernés, pour éviter d’autres dégâts au chef-lieu communal. Malgré nos multiples réclamations, rien n’est encore fait», a-t-il déploré. Pour le programme portant alimentation du chef-lieu en gaz de ville, réceptionné par les services de la DMI (direction des mines et de l’industrie), «il n’y a plus aucun justificatif pour ne pas concrétiser l’opération quitte, ajoute notre interlocuteur, à procéder secteur par secteur».

M. Madjid