Les entrepreneurs dans l’embarras

La tâche de construire des logements collectifs à laquelle se livrent des entrepreneurs privés n’est pas des plus aisées sur le terrain. Des fois, c’est l’APC qui leur adresse des remises à l’ordre, d’autres fois, des problèmes surgissent avec le voisinage.

A Aomar et Lakhdaria, pour ne citer que ces deux localités, où divers programmes de construction de logements sociaux sont en cours de réalisation, les entrepreneurs n’interviennent pas dans des conditions idéales. En effet, il ne se passe pas un jour sans qu’on ne leur reproche quelque chose. Par exemple, les locataires d’anciens HLM implantés à Hamam Soug, au centre de Lakhdaria, ne voient pas d’un bon œil les blocs d’appartements LSP qu’on est en train de surélever juste devant eux, le nouveau projet cache entièrement le produit immobilier pour lequel ils ont tant sacrifié.

Alors, pour montrer leurs mécontentements par rapport à la décision d’attribution du lot, rapporte-t-on sur place, les anciens occupants ont répondu défavorablement à la demande de l’entrepreneur d’utiliser l’espace arrière pour l’acheminement des matériaux de construction, considéré par ces derniers pour un espace leur revenant de droit. Par contre, précise-t-on, toujours dans les mêmes parages, le constructeur chargé de la réalisation du projet OPGI n’a pas essuyé de refus en faisant savoir aux mêmes voisins son intention d’emprunter l’accès. Même constat sur le site accueillant le projet de 35 logements LSP près de l’APC de Aomar, où le bâtisseur n’entretenant pas de bonnes relations avec les résidents de la cité Sadi Moussa, peine chaque jour davantage en ne se servant pas de la place libre séparant ledit lot de maisons et le chantier. Contraint de trouver une issue quand même, celui-ci n’a pas trouvé mieux que de se servir de l’extérieur immédiat à savoir le trottoir, pour le transformer en lieu de dépôts de marchandises. Seulement, là aussi on ne l’a pas autorisé à placer les grues, et autres engins. Dans ce dernier cas, ce sont les visites fréquentes des agents de l’APC venant constater des cas d’occupation abusive de la voie publique, qui paniquent les employés de l’entreprise. A Hamam SouG, Aomar, ainsi qu’ailleurs, la réglementation en vigueur interdit l’installation du matériel notamment les grues, sur les trottoirs, pour éviter tout risque d’accident.

A. Cherif