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Le DG de l’OAIC l’a annoncé hier : “La facture d’importation des céréales en baisse”

La facture d’importation des céréales pour cette année, connaît une baisse sensible, et ce, grâce au développement de la production nationale.

“La facture des importations réalisées jusque-là n’a pas dépassé les 700 millions de dollars, contre trois milliards de dinars, il y a trois ans”. C’est ce qu’a indiqué hier matin, le directeur général de l’Office interprofessionnel des céréales (OAIC), M. Noureddine Kehal.

S’exprimant sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, le DG de l’OAIC fera savoir que “l’importation est devenue un complément à la production nationale”.

“Nous avons renversé la tendance, nous voulons faire en sorte que l’importation ne devienne qu’un appoint pour couvrir les besoins du pays par rapport à une production nationale que nous soutenons», a affirmé l’invité de la Radio nationale. “Nous voulons réduire notre dépendance alimentaire pour un produit aussi important que les céréales», a-t-il souligné.

Le DG de l’OAIC a imputé cette baisse de la facture d’importation des céréales au niveau de la production et de rendement, qui sont en “constante amélioration”. “Avec les améliorations des itinéraires techniques, les rendements vont continuer à évoluer. Nous enregistrons une dynamique en matière d’amélioration des niveaux de rendement», a-t-il encore expliqué. Celui-ci a rappelé qu’“en 1990, nous étions à huit quintaux à l’hectare. Nous sommes passés à douze quintaux en 2000. Nous allons atteindre les 17 quintaux en 2010”. Pour lui, “cette dynamique va devenir structurelle”. L’objectif est, selon le premier responsable de l’OAIC, que ce rendement évolue d’un quintal/hectare par an. Pour le moment, l’augmentation de rendement est de 1 quintal/hectare tous les deux ans. A très court terme, le ministère de l’Agriculture espère atteindre un niveau de rendement moyen de 20 quintaux/hectare et, à moyen terme, 25 quintaux/hectare. Il enchaîne : “En 2009, l’Algérie a produit 61 millions de quintaux de céréales. Le même niveau de production pourrait être atteint à la fin 2010, grâce à une bonne pluviométrie automnale. Mais, cela n’est pas le résultat d’une situation conjoncturelle liée à des conditions climatiques”.

Dans le même sillage, M. Kehal dira que l’amélioration du rendement s’inscrit dans la durée, précisant que le niveau de l’utilisation des semences sélectionnées et des engrais est en progression constante. D’après lui, 1,5 million de quintaux de semences sélectionnées seront utilisés cette saison. “C’est la première fois que ce niveau est atteint. Il y a deux ans, 800 millions de quintaux de semences sélectionnées étaient utilisés. Donc, c’est presque le double», a-t-il dit. Pour ce qui est du niveau d’utilisation des engrais, phosphatés et azotés, sa consommation a également augmenté passant de 150 000 à 900 000 quintaux.

Questionné à propos de ses premières impressions sur la saison 2010-2011, le DG de l’OAIC n’a pas caché son optimisme quant à un bon rendement. “Tous les facteurs nécessaires à la réussite de cette campagne sont réunis. Nous espérons qu’elle sera bonne. Les premières prémices d’une bonne campagne céréalière sont déjà là. Il y a un retour des pluies durant la campagne de labours-semailles», a précisé la même source qui ajoute que “ces pluies du début des mois de novembre et décembre ont permis aux agriculteurs de préparer le sol dans de bonnes conditions et d’entamer les opérations de semis qui dépassent pratiquement les 65% des superficies prévues pour l’emblavement de cette campagne”.

Lemya Ouchenir

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