Sidi Aïch / Hausse sensible du loyer

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Il règne une forte pression sur l’immobilier à Sidi Aïch, une ville prise en étau entre deux massifs montagneux et traversée de part et d’autre par le cours de l’Oued Soummam, limitant ainsi drastiquement toute possibilité d’extension de son périmètre urbain. Face à une demande accrue en logements et à une disponibilité en peau de chagrin, les loyers n’arrêtent pas de flamber. «Cette tendance haussière, qui a été amorcée il y’a cinq ans environ, ne s’est jamais démentie. Il faut dire que le logement en ville est, de plus en plus, convoité par des postulants issus essentiellement des communes rurales comme Timezrit, Tifra ou Chemini, et qui cherchent à s’établir le plus près possible de leur lieu de travail», affirme un agent immobilier de Sidi Aïch. « Tout ce qui est rare est cher et certains propriétaires n’hésitent aucunement à faire dans la spéculation et la surenchère en plaçant la barre toujours plus haut», relève un autre agent immobilier. Selon des bribes d’informations recueillies auprès de certains locataires et des professionnels de l’immobilier, il est rare, pour ne pas dire impossible, de trouver un logement au dessous de 8 mille da. « Il faut compter de 8 à 10 mille da pour un appartement de type F2 et à partir de 13 mille da pour un F4. Cependant, tous les quartiers ne sont pas logés à la même enseigne et le standing du logis influe directement sur le prix du loyer», nous indique-t-on. « Il ne faut pas oublier qu’aucun barème officiel ne régit le marché privé où tous les coups sont permis, comme le subterfuge qui consiste à faire croire que le prix est négociable alors qu’il n’en est rien, en vérité», nous révèle le gérant d’une agence. Le futur locataire est appelé à supporter d’autres dépenses, car, en sus du versement de 6 mois à une année d’avance de loyer, il doit supporter les frais de notaire induits par la formalisation du bail et verser le fameux «13e mois». « Mais cela ne se passe pas toujours sans encombres, car il y a souvent une des deux parties qui est défaillante et dans ce cas, la transaction traine dans le temps quand elle ne se termine pas en eau de boudin », fait observer notre interlocuteur.

N. Maouche

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