Le concours d’accès au cycle doctoral, organisé récemment, par la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Béjaïa, aura été sanctionné par des résultats, qui confinent au parfait scandale. Un postulant pour la filière “Sciences des textes littéraires», a été recalé alors qu’il semble présenter les références les plus solides qui soient : il est, excusez du peu, major des promotions des Masters 1 et 2 et donc, sur le principe, parfait premier de cordée pour le troisième cycle. Cependant, le jury d’évaluation des demandes d’accès au 3e cycle n’entend pas les choses de cette façon, qui peut sembler un peu “algébrique”. Le double major de promotion est, en effet, ravalé en queue de peloton suivant une note d’oral attribuée à l’issue d’une sorte d’“entretien d’embauche”. Il ratera de peu le sésame en se classant tout juste derrière les deux heureux élus qu’il coifferait pourtant s’il s’agissait seulement de comptabiliser la moyenne des deux Masters. L’arrêté n° 250 du 28 juillet 2009, fixant l’organisation de la formation du troisième cycle, institue en effet, un jury d’évaluation qui statue sur l’aptitude des postulants par, en l’occurrence, une note d’oral. Il ne prévoit pas de voies de recours pour les éventuels postulants mécontents. Toutefois et même si tout semble conforme à la légalité l’évènement ne s’inscrit pas moins en rupture avec un certain bon sens. Comment faire admettre que le meilleur étudiant de l’université n’est pas apte au cycle doctoral ? D’autant que le concours survient sur fond de crise autour du refus d’admettre automatiquement les étudiants au cycle de Master. Les protestations estudiantines pourraient d’ailleurs rebondir dès le retour des vacances d’hiver.
B. B.
