Les redresseurs boycottent les travaux de la session du Comité central

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Les membres du Comité central adhérant au “Mouvement de redressement et de l’authenticité” au sein du FLN, viennent de décider de ne pas participer aux travaux de la session du Comité central prévue, pour aujourd’hui jusqu’à samedi. Ainsi, c’est via une déclaration rendue publique et signée par le porte-parole du Mouvement, en l’occurrence Mohamed Seghir Kara, qu’une pléiade de griefs est énumérée, pour expliquer la décision de boycotter les travaux de cette session.

Après avoir abordé la crise profonde que vit le FLN depuis le 9e Congrès en raison des “dangereux dépassements qui ont marqué toutes les étapes liées à la préparation et à la tenue des assises du Congrès ainsi qu’à la promulgation de ses résultats,… Eu égard également, aux dépassements ayant “tordu le cou” aux statuts du parti…», les redresseurs recensent une multitude d’infractions qui piétinent… “des dispositions des statuts du parti et de la loi organique sur les partis politiques”. En premier lieu, il est rapporté dans ce document l’accroissement du simple au double des congressistes, un phénomène expliqué par “l’autorisation accordée aux intrus et aux étrangers au parti de participer de plein droit au congrès…”. Tout autant critiqué “la présidence du 9e Congrès par le secrétaire général sortant, et ce en contradiction avec les textes fondamentaux du FLN et des us et coutumes ainsi que des statuts régissant l’organisation des assises des congrès ordinaires”. Les redresseurs vont plus loin encore, en mettant en exergue “le non-fonctionnement, conformément aux textes qui le régissent, de la commission de validation qui s’est contentée d’une seule réunion formelle”.

Une entrave de plus selon le document signé par l’ex-ministre du Tourisme, Mohamed Seghir Kara qui s’ajoute au “non-examen des dossiers de condidature au comité central, par les membres de la commission de candidature dont les prérogatives ont été confisquées par un petit groupe piloté par le secrétaire général sortant”. Cela dit, de graves accusations sont également portées comme “la consécration du clientélisme et du tribalisme ainsi que le phénomène du regroupement familial aux lieux et places des militants et des cadres authentiques, des moudjahidine, des jeunes et des femmes, connus pour leur militantisme, leur intégrité leur compétence et leur engagement”. Toujours dans cette déclaration, il est fait mention de “la marginalisassion des instances et directions du parti à tous les niveaux et la confiscation de leurs prérogatives au profit d’opportunistes, intrus en affairistes véreux qui n’hésitent pas à subordonner l’acte politique à l’intérêt personnel aux dépens de l’intérêt général”. Après un réquisitoire aussi grave, c’est un appel qui est lancé en direction des “… autres frères membres du Comité central, militants authentiques…” afin d’adopter une position similaire et “… de ne point servir de couverture aux instincts personnels et de ne pas tomber dans le piège des scénarios burlesques telle qu’une démission factice ayant pour but d’obtenir le renouvellement de confiance au secrétaire général”. “Enfin, les redresseurs mettent en garde contre toutes exactions où pressions qui seraient constatées à l’encontre des élus et des militants afin de les exhorter à envoyer des motions de soutien.

Hafidh B.

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