«Ce ne sont pas des noms qui manquent dans notre commune. Nous avons plus de 800 cents chahids», nous a dit un membre du mouvement associatif à Aït Yahia Moussa. Notre interlocuteur évoque, à ce titre, des édifices publics notamment scolaires tout en citant le CEM d’Iâllalen et le lycée du chef-lieu. L’association Les Amis de Krim Belkacem aurait proposé le nom de ce dernier pour le lycée. «Vous savez, à Aït Yahia Moussa, aucun édifice ne porte le nom de Krim Belkacem à l’exception du boulevard. Nous souhaitons que son nom soit retenu pour ce lycée», a ajouté une source proche de cette association. On croit savoir que le nom d’un autre moudjahid, compagnon de la première heure du signataire des accords d’Evian, a été aussi proposé pour le CEM d’Iâllalen. Tout le monde veut que l’histoire de la région soit au devant de la scène. «Les générations futures doivent connaître l’histoire des aînés. Même si elle n’est pas écrite, au moins, ces baptisations donneront à réfléchir aux jeunes et se demander sur tous ces noms portés par ces édifices publics, ces écoles, ces collèges, ce lycée…», tel est le raisonnement d’un autre membre d’une autre association. Il est attendu que la commission chargée de toutes ces baptisations se penche sur cette situation, surtout que la région va bientôt commémorer le 52e anniversaire de la bataille du 6 Janvier 1959 : une bataille où les forces armées françaises avaient déployé un arsenal de plus de 32 000 hommes secondés par plus d’une trentaine d’avions de guerre pour mener la politique de la terre brûlée.
Amar Ouramdane
