Akbou / La connexion ADSL laisse à désirer

L’Internet haut débit (ADSL) est sujet à des pannes itératives de connexion dans la région d’Akbou.

Les usagers en font les frais quotidiennement.

Internautes et gérants de cafés Internet se retrouvent souvent sur la même longueur d’ondes pour se plaindre des mêmes désagréments. «Pratiquement, à chaque fois que j’entreprends un travail sur la toile, un écueil se fait jour pour l’obérer», se désole Madjid, étudiant de son état. «Quand la connexion est correcte, confesse-t-il, il y a une panne de courant électrique et quand ce n’est pas le cas, c’est le débit qui pose problème». Le même constat d’amertume est décliné par nombre de gérants de cybercafés. «La connexion, soi-disant haut débit, est ponctuée de pannes récurrentes. Cela nous occasionne des manques à gagner considérables et nous avons toutes les peines du monde à fidéliser une clientèle», nous dira, désappointé le responsable d’un café Internet installé au quartier Guendouza. Abondant dans le même sens, son collègue, établi au niveau de la vieille ville, pointe l’index sur les responsables locaux de l’ACTEL. «Les responsables de l’ACTEL d’Akbou, pour disponibles et aimables qu’ils sont, nous suggèrent néanmoins toujours de nous adresser à la direction de Béjaïa pour solutionner les problèmes posés», soutient-t-il. Les gérants de cybercafés d’Akbou sont d’autant plus en colère que ces lenteurs de débit et ces déconnexions intempestives sont sensées avoir été réglées depuis la mise en place en septembre 2010 du backbone, un réseau de très haut débit à fibre optique. Par ailleurs, de nombreux citoyens de la commune d’Akbou et des circonscriptions environnantes attendent depuis de longs mois un hypothétique branchement au réseau Internet. «J’ai formulé une demande de connexion depuis plus de 6 mois. A chaque fois que je me rends à l’ACTEL, on m’assure que ma requête est prise en charge, mais je ne vois, hélas, toujours rien venir», affirme Youcef, résident au village Azaghar, à la périphérie d’Akbou.

N. Maouche