La cueillette d’olives est une des campagnes oléicoles les plus harassantes et pénibles. Son lot de personnes qui se sont cassées les membres, ou blessées, car tombées du haut d’un olivier parce que travaillant dans des conditions dangereuses, et d’autres sont brutalement mortes au dur labeur, est rapporté à chaque fin de campagne. Mais la tradition veut qu’il ne soit pas permis de s’apitoyer sur son funeste sort, et qu’il faut au contraire perpétuer la coutume. Ainsi, les propriétaires d’oliveraies, et même les petits oléiculteurs ont de tout temps été imprégnés d’une volonté farouche pour s’atteler au travail quoiqu’il devienne de plus en plus épuisant. Il s’agit d’entamer la cueillette d’olive, et l’assumer jusqu’au bout, après tout. La bonne augure c’est que la campagne oléicole de cette année sera des plus bénéfiques sur le plan rendement, voire toutes les prévisions seront dépassées, puisque la situation s’y prête, et que même les dégradations des conditions climatiques qui étaient tant redoutées par les oléiculteurs, car porteuses de dégâts incommensurables sur les oliveraies, n’ont pas été au rendez-vous. Pareillement pour les maladies propres aux olives qui n’ont pas fait leur apparition. Donc, les meilleures conditions d’une cueillette d’olives des plus rentables sont toutes réunies en cette campagne-ci. Mais, prétendre que le prix de l’huile d’olive deviendra accessible à tout le monde, et que le coût du litre ne saura dépasser les 250 DA, comme il a été rapporté ici et là nous pensons que c’est une ambition que nous ne saurons prévoir. Etant donné que quand nous pensons à l’aisance tant répandue pour la pomme de terre et son abondance en matière de production, et que malheureusement la baisse de prix de son Kilogramme n’a pas suivi sur le marché il y a de quoi penser que le coût du litre d’huile d’olive ne sera pas en baisse pour autant. Décidément, rien n’arrête le lobby des spéculateurs, quoique l’on fasse, cela est vérifié sur les places des marchés, où les prix flambent et que personne n’arrête, même la loi. Par ailleurs, on peut avancer avec assurance qu’il est aisément attendu une récolte de six millions de litres d’huile d’olive ou douze millions, et peut-être plus. Cependant, nous pouvons prétendre qu’avec les 18. 000 hectares d’oliveraies qui représentent 2,3 millions d’oliviers, et les 192 huileries opérationnelles, et il paraît que 89 autres nouvelles huileries viennent d’être rajoutées au compte. L’agencement pourrait nous donner de l’optimisme pour le futur. Et en conséquence, l’attention particulière affichée par l’Etat pour le développement de l’oléiculture, et son grand soutien, doit lui permettre un avenir des plus prometteurs.
Fahem H.
