Lors du tournoi de judo organisé à Draâ Ben Khedda en hommage au défunt Saïdani Mohamed, un grand Maître de la discipline, nous avons rencontré Maître Ouaret Sadek, le père spirituel du judo à El Kseur qui a bien voulu nous parler de ce tournoi et de la participation de son club, l’USAMK.
La Dépêche de Kabylie : Vous avez pris part, avec votre école, à un tournoi de judo à Draâ Ben Kheda. Peut-on connaître en quelle occasion il a été organisé ?
Maître Sadek Ouret : Nous étions invités par le comité d’organisation de L’USMDBK pour un tournoi de judo posthume à la mémoire de feu Maître Saidani Mohamed, que la miséricorde de Allah soit sur lui, à l’occasion du 30e anniversaire de sa disparition. C’est notre devoir pour honorer la mémoire de ce grand homme qui, de son vivant, a fondamentalement participé au développement du judo algérien.
Comment s’est déroulé le tournoi ?
Une très bonne organisation a régné dès le début jusqu’à la fin du tournoi, avec une grande présence de la famille du judo. C’était vraiment un hommage mérité qui a, par la même occasion, regroupé plusieurs personnes qui ne se sont pas vues depuis des années. Je peux même vous dire que 3 générations se sont rencontrées comme Maître Hocine Menia, Maître Wahab Aït Menguellet, Meziane Benkaci des Années 60, avec toute une armada de Champions nationaux et internationaux à l’instar de Lahcene Saïd, Semah Saïd, Cibane Foudil, Faddaddou, Lamara, Djfal et autres. Bien sûr, avec les judokas qui ont combattu pour la 1re place de ce tournoi, je crois que mes élèves ont eu de la chance d’avoir rencontré ces grands Maîtres et grands Champions.
Qu’est–il du résultat de votre équipe ?
Comme de coutume, nous avons participé sportivement, culturellement, sur le plan éducatif, et honorablement, ce qui a toujours donné un grain de sel à toutes nos participations quelque soit leur niveau. Comme vous le savez, notre école jouit d’une grande considération à tous les niveaux. Elle a eu la 1re place du tournoi mai aussi le grand privilège d’avoir rencontré les hommes qui ont consacré leur temps et leur jeunesse pour le judo, notamment les grands Maîtres sans kimonos, mais qui portent toujours le judo dans leur cœur.
La salle a aussi vibré pour vos poèmes, n’est ce pas ?
Oui, c’est vrai. Comment ne pas rimer pas une telle occasion ? Il y’avait même une de mes élèves, Hamdi Chafia, qui a participé avec l’un de mes célèbres poèmes. Pour elle seule, et par sa tenue kabyle traditionnelle, la salle entière a vibré.
Quelles sont les nouveautés pour cette saison 2010-2011 ?
Etant modeste, je ne peux rien cacher. J’ai un ouvrage L’enfant du village (Tome 2), qui sera sur le marché d’ici un mois inchallah, ainsi que le montage de mon 2e film historique de Berger.
On vous laisse conclure…
Je transmets tous mes remerciements pour le comité qui a organisé ce tournoi et toutes les personnes qui ont répondu présent à cette occasion, sans oublier votre journal.
Entretien réalisé par Zahir Hamour
