Du squat à la déshérence

C’est dans le souci d’une prise en charge effective des problèmes de la cité des 276 logements qu’une association sociale est née. Initialement, la cité a été prise d’assaut par des squatteurs, mais la situation a changé et plus de 90% se sont régularisés vis-à-vis de la CNEP. En dépit de cela, le marasme est là tous les jours. «Nos interventions auprès des autorités locales étaient multiples. Il en est également des promesses faites mais qui ne voient pas le jour», nous confie un représentant de l’association. «Ceci a suscité une effervescence sans pareille chez les habitants de notre cité qui sentent simplement le mépris et la marginalisation», ajoute-t-il. En effet, à ce jour, le quartier n’est pas encore alimenté en gaz de ville pour des raisons qu’on ignore. La piste menant à la cité n’est même pas bitumée, elle est impraticable en hiver. En dépit de la ferme volonté des membres, à prendre en charge ces problèmes, ils se trouvent impuissants en face des fausses promesses et de l’absence de sérieux engagements.

A. Besbas