Cette réfection des trottoirs qui n’en finit pas

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Avec les bruits assourdissants et incessants des bétonnières, des marteaux piqueurs et de divers autres engins de terrassements en action dans les différents quartiers de la ville, notamment à El Khemis, à Naceria et Ihaddaden, la vie à Bgayet est devenue infernale voire quasiment impossible. En effet, les travaux de réfection des trottoirs, d’où viennent tous ces désagréments, durent depuis le début de l’été et ne sont pas près de connaître leur épilogue. Si par ces temps caniculaires, les nuages de poussière qui enveloppent les promeneurs ne font que rendre difficile la respiration à ces derniers, bientôt, à la tombée des premières pluies qui ne tardent pas à arriver, ils se transformeront en couches épaisses de boue où pataugeront les enfants qui auront entre-temps repris le chemin de l’école.Beaucoup de Bougiotes, d’âge moyen, desespérent vraiment de survivre jusqu’à l’achèvement des travaux et retrouver leur ville, non pas propre, car la propreté des rues, même en rêve, ils n’osent même pas y penser. Mais du moins une ville calme avec des trottoirs où ils pourraient circuler en toute sécurité et sans avoir aussi à slalomer entre les monticules de terre, les futs d’eau prévus pour la préparation du mortier, les morceaux de dalles de béton et autres gravats.A Bgayet, comme s’il ne manque rien, comme si tout est au top des tops, chaque année les services chargés de l’entretien de la ville n’ont d’autres soucis en tête que celui de carreler les trottoirs. Alors des pavés de ciment gris d’un côté et rose de l’autre, il y en a partout. Ici, on arrache et on casse ailleurs, on en place de nouveaux. Et pour clore le bouquet, c’est-à-dire pour aller à l’encontre de tout bon sens, on choisit la période estivale c’est-à-dire le moment où Bgayet connaît une grande affluence de touristes et de vacanciers pour faire des travaux. Juillet, août, septembre, c’est aussi la saison que retiennent les autres services comme ceux des eaux, du téléphone ou du gaz pour effectuer leurs branchements.Mais là où le bât blesse, quand les travaux sont terminés, c’est-à-dire là où le trottoir doit reluire de toute sa beauté, les carreaux flambants neufs ne servent en fait qu’a mettre en relief les détritus de toutes sortes qui jonchent les trottoirs, très rarement nettoyés.

B. Mouhoub

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