Les lycéens de la commune de Yatafen, risquent d’enregistrer l’année prochaine des résultats au bac plus catastrophiques que ceux de l’année précédente, si leurs parents ne trouvent pas de solution transport, ils arriveront toujours en retard et rentreront non pas le soir mais la nuit à leur domicile familial. En effet, nous avons appris auprès de l’administrateur communal que cette année, le parc de la commune ne pourra pas satisfaire les lycéens par le ramassage scolaire. Pour la raison que la commune ne possède que deux minibus de 27 places chacun,pour un effectif de plus de 180 élèves. Pour prévenir les parents, l’administrateur communal a tenu trois réunions avec l’association des parents d’élèves » et même si le nombre de présents lors de ces réunions est très faible, quelque-uns ont pris conscience du problème sans avoir en l’occasion de se manifester, ceci par manque de temps » nous dira M. Chalali, l’administrateur de la commune, qui ajoutera : « De ce fait la commune ne pourra pas assurer le transport des élèves du lycée et ceux du collège ceci par manque de moyens ». Les moyens de transport de la commune ne peuvent plus être utilisés puisqu’ils sont dans un état lamentable, pour preuve. Les deux bus 49v8 et le bus 70 Ls sont dans un état vétuste et proposés à la vente en épave. Ceci par le fait que lors de la visite faite par l’expert des mines, un PV a été dressé concluant que ces véhicules sont inaptes au transport de personnes. De même que ces véhicules constituent un danger permanent pour les enfants surtout en hiver (pour cause de verglas et d’inaptitude de ces véhicules au réseau routier sinueux donc dangereux). Seulement la solution existe bel et bien si la direction de l’éducation, rend opérationnel l’internat de deux cent lits qui est terminé et réceptionné. Il ne reste que les lits et les armoires à réceptionner, selon les informations que nous avons eues auprès de l’administration communal de Yatafen. Une deuxième solution est aussi possible dans le cadre de la solidarité, Au 1er responsable de ce ministère de se pencher sur le cas de cette commune déshéritée et oubliée même par ses enfants. Pour cela, au niveau de la wilaya et de l’ex-APW, « lorsqu’il fallait distribuer des bus dans le cadre de la solidarité, il faut bien connaître les communes nécessiteuses. Pour l’anecdote un ex-indu élu APW aurait dit à un ex-responsable de la commune de Yatafen. « Nous priorisons les communes qui ont des élus ! Heureusement qu’un des confrère de cet indu, a rectifié le tir en promettant que l’APW dégagerait une enveloppe pour l’achat d’un minibus, ce qui fut d’ailleurs fait une année après », nous a-t-on confié. Quant aux députés d’avant 2001, ils ont en effet servi chacun sa commune (pourtant durant la campagne électorale ils promettent à toutes les communes !). Quant à ceux d’après 2001 ils peuvent bien dire à l’assemblées. « Nous sommes des députés de la nation ! Mais lorsqu’ils viennent dans leurs régions d’origine et de naissance, ils n’oseront pas dire aux citoyens : nous sommes des indus, vous nous avez rejetés donc nous ne vous servirons pas », ajoutera notre interlocuteur. Enfin, signalons tout de même que si le 2ème bloc internat existe, c’est grâce au chef de daira de Beni Yenni et l’administrateur communal de Yatafen, avons-nous appris. Par ailleurs, l’administrateur communal conclura : « Si la commune ne peut pas prendre en charge les réparations des 3 bus, c’est parce que les pannes dont ils (les bus) souffrent sont relatives à la structure des véhicules ( coque, châssis,tôlerie)., et que ces bus sont réformés par un PV de la SNVI », conclura le 1er responsable de la commune. Pour en revenir au bloc internat, des écrits ont été transmis à la direction de l’éducation de Tizi Ouzou, à la wilaya et à la commune de Ain El Hammam qui est propriétaire du terrain d’assiette du lycée nouveau Tassaft Akbil Ain El Hammam. A ces dernières instances de se pencher sur le problème et aux parents d’élèves de la commune de Yatafen de voir ou se situe l’intérêt de leurs enfants, en faisant bloc pour que leurs enfants aient une scolarité des plus normales.
B. M’hanna